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Biblio Occulte

Les tarifs indiqués entre parenthèses ne sont présentés qu’à titre indicatif, de plus leur véracité ne vaut que pour la France métropolitaine

 

HELENA BLAVATSKY

1 - La clef de la Théosophie (1889) pdf / 1,243 Mo
Résumé : Publié en 1889 par Mme Blavatsky à l'intention de tous ces élèves afin qu'ils puissent apprendre et enseigner à leur tour. C'est "une exposition claire sous formes de questions et réponses, de la morale, de la science et de la pholosophie pour l'étude desquelles la Société Théosophique fut fondée". Ce livre ne contient pas un exposé complet des principes de la Théosophie mais seulement une excellente introduction et une clef pour ouvrir la porte conduisant à des études plus profondes (18,30 €).

2 - Fondements de philosophie ésotérique pdf / 345 Ko
Résumé : d’après les écrits de H.P. Blavatsky, compilé et annoté par I. H. Hoskins. Présentation des idées fondamentales de la philosophie ésotérique, ou Théosophie, à revoir à l'esprit lors de toute étude sérieuse, tel un fil d'Ariane à travers le vaste labyrinthe d'idées et de sujets exposés et traités. En appendice : conseils à un élève et petit glossaire de mots sanscrits (6,10 €).

3 - Le glossaire théosophique pdf / 2,331 Mo
Résumé : Cet ouvrage nous renseigne sur les principaux mots sanskrits, pehlvis, tibétains, pâlis, chaldéens, perses, scandinaves, hébreux, grecs, latins, cabalistiques et gnostiques ainsi que sur les thèmes de l'Occulte employés d'ordinaire dans la littérature théosophique, tels les ouvrages La Doctrine Secrète, ou Isis Dévoilée (44,20 €).

4 - Isis dévoilée pdf / 10,654 Mo
Résumés :

volume 1 : Science - « Infaillibilité » de la science moderne, phénomènes et forces, l'aveugle conduisant l'aveugle, les phénomènes psychiques, l'éther ou la lumière astrale, les phénomènes psychophysiques, les éléments, quelques mystères de la nature... (41.20 €)

volume 2 : Théologie - Les premiers chrétiens, cosmogonies orientales et annales bibliques, mystères de la cabale, les doctrines ésotériques du Bouddhisme parodiées par le Christianisme, hérésies chrétiennes primitives et sociétés secrètes... (38,10 €)

5 - La doctrine secrète pdf / 18,813 Mo
Résumé : Reconnue généralement comme le grand œuvre d'H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète souligne les principes de « la doctrine secrète des temps anciens » et demeure aujourd'hui la source la plus complète de la théosophie authentique. Basés sur les Stances de Dzyan, les quatre premiers volumes, publiés en 1888, retracent l'évolution universelle et humaine depuis le réveil de l'intelligence cosmique et le développement d'un cosmos. Le langage symbolique est interprété, permettant ainsi à l'étudiant de déchiffrer lui-même les écritures du monde. L'ensemble de l'ouvrage, complété par des discussions des grands problèmes scientifiques, a pour prémisse la divinité intérieure et la parenté de tous les êtres. Les deux derniers volumes furent publiés après la mort d'H.P. Blavatsky en 1897 et renferment divers écrits dont le Mystère de Bouddha et les instructions données par Mme Blavatsky aux étudiants de son école ésotérique.

Tome 1 : Cosmogénèse ; Tome 2 : Évolution du symbolisme ;  Tome 3 : Anthropogénèse ; Tome 4 : Symbolisme des religions ; Tome 5 : Miscellanées ; Tome 6 : Miscellanées. (24,40 € / volume)

 

CYLIANI

- Hermès Dévoilé pdf / 167 Ko
Résumé : Ouvrage traitant d'alchimie (7,98 €)


HERMES TRISMEGISTE

1 – Le Livre de Thot ou Les 15 Tablettes de Thoth pdf / 309 Ko
Résumé : « 
Je suis THOTH, l'Atlante, maître des mystères, gardien de la Mémoire ancestrale, Roi, Sage et Mage. Je suis celui qui survit d'une génération à l'autre et qui s'apprête à entrer dans la Chambre de l'Amenti pour guider ceux qui me suivront dans les souvenirs de la grande Atlantide ». Je me sers ici du premier paragraphe de la première table car je n’ai trouvé nulle part (selon mes critères de recherche) l’existence de cette œuvre qui s’avère être un autre texte absolument sublime de la philosophie hermétique. Si quelqu’un connaît les références de cet ouvrage, qu’il ait la bonté de me les communiquer. Il n’est donc disponible qu’en format pdf.

2 – Sept Traités ou Chapitres Dorés pdf / 173 Ko
Résumé : Le texte est divisé en une préface qui nous rappelle qu'Hermès est dit trois fois grand et que tout l'art d'alchimie ne procède que de l'unité. Le chapitre I semble parler de la préparation du Mercure et touche quelques mots sur les cendres. Le chapitre II traite de la confection des Soufres. Le chapitre III semble traiter de la réincrudation et du retour des cendres. Le chapitre IV cite la rouille et semble parler de l'évolution de la teinture, sous l'action du Mercure. Le chapitre V touche quelques mots du corbeau et de la nécessaire blancheur qui s'ensuit, à savoir que la putréfaction est la solution de la conjonction. Le chapitre VI évoque le vase de nature ou maison de verre. Le chapitre VII traite - si l'on peut dire - des fruits de l'arbre solaire et de leur cuisson qui produit la teinture de la Pierre.

3 - Tabula Smaragdina ou Table d'émeraude pdf / 35 Ko
Résumé : Texte très court qui synthétise la philosophie hermétique.


INCONNU

 
1 - La Pierre Aqueuse de Sagesse ou l'Aquarium des Sages pdf / 675 Ko
Résumé : Opuscule chimique tel qu'on n'en a pas encore vu, dans lequel est montrée la Voie, nommée la Matière et décrit le Procédé pour parvenir à la Teinture Universelle. L'auteur de l'Aquarium des Sages serait, d'après la notice que lui consacra, en 1906, John Ferguson dans sa Bibliotheca Chemica, un certain Johann Ambrosius Siebmacher qui vécut au début du XVIIe siècle à Nuremberg et à Augsbourg, mais rien ne permet de l'affirmer. Conformément à sa volonté, son anonymat a été gardé mais le poids de ses paroles prouve sa haute naissance. (27,44 €).

 EYRENEE PHILALETHE

1 - Règles du Philathète pour se conduire dans l'Oeuvre Hermétique (Editions Arché Milano 1979 24 pages) pdf / 68 Ko
Résumé : Vraiment pas facile à trouver et je n'ai pas encore de résumé. quoiqu'il en soit la librairie qui le commercialise est "Librairie l'Etoile du Mage -13000 Marseille, France - 33+ 04 91 256 638" (édition mentionnée à 5,50 € neuf ou à 30 € pour l'édition Génova, Phoenix, 1979, 1 vol. in12 broché  en vente chez "Librairie L'Oiseau Livre Paris, France - 01 43 70 93 77") Ces renseignements ont été mis à jour au 28 août 2006.


RAWN CLARK

Rawn Clark est un étudiant (plutôt avancé) de l'enseignement de Franz Bardon, il a à son actif une production conséquente de renseignements et de documents très utiles. Son site mérite une visite approfondie d'autant qu'il est traduit en français ! www.abardoncompanion.com

 1 - Un compagnon dans l'étude de Franz Bardon pdf / 1 272 Ko
Résumé : A Bardon Companion est né de la demande pressante faite à l'auteur de publier les réponses pertinentes et éclairées qu'il apporta au fil des mois sur un forum Internet consacré à l'Œuvre de Franz Bardon. Bien que réticent — car ne trouvant rien à ajouter — Rawn Clark réorganisa les questions les plus fréquemment posées en y accolant ses réponses et commentaires. Un nouvel ouvrage pour une plus large compréhension et une meilleure mise en pratique de l’œuvre de Franz Bardon. (cet ouvrage devrait paraître cette année en France. Il est à 34,50 $ sur Amazon.com en anglais soit 26,90 €).


CHARLES WEBSTER LEADBEATER

1 - Les aides invisibles pdf / 403 Ko
Résumé : Cet ouvrage expose, avec exemples à l'appui, l'aide qui est apportée tant aux vivants qu'aux décédés, par des êtres qui vivent sur d'autres plans, comme les anges, mais aussi par des humains pendant leur sommeil. Les « morts » veillent aussi sur ceux qu'ils ont aimés et les protègent. L'auteur, clairvoyant, relate un certain nombre de cas dont il a été témoin. (12,70 €).

 

Clin d'oeil de Pytha

Dimanche 30 décembre 2007

Asclépios ou Esculape est le dieu de la médecine, celui qui rétablit l’harmonie quand l’homme est malade. D’un point de vue métaphysique, Esculape est la partie en l’homme qui est à même de lui indiquer le bon chemin. Il est donc la jonction entre le mental supérieur et le mental inférieur. Il est à même de diagnostiquer les dysharmonies et de les soigner. Hermès /Krishna est l’aspect divin de l’homme, c’est à dire l’aspect qui est exempt de toute dysharmonie.

1

Hermès : Asclépios, tout ce qui est en mouvement n'est-il pas mû dans quelque chose et par quelque chose ?

Asclépios : Très certainement !

Le mouvement est limitatif et limité par le principe de condition.

2

Hermès : Et ne faut-il pas que ce en quoi le mouvement a lieu soit plus grand que la chose en mouvement.

Asclépios : Sans aucun doute.

Plus simple : si le moteur est plus gros que la voiture, cette dernière ne pourra guère avancer.

3

Hermès : La cause du mouvement n'est-elle pas plus puissante que la chose mue ?

Asclépios : C'est l'évidence.

Le mouvement est conditionné par ce qui le produit : la feuille mue par le vent ne sera jamais plus forte que le vent.

4

Hermès : Et ce en quoi le mouvement a lieu n'est-il pas nécessairement de nature à celle de la chose en mouvement ?

Asclépios : Par nature.

Les conditions de cause et d’effet d’un mouvement sont nécessairement liées au plan sur lequel elles agissent.

5

Hermès : L'univers n'est-il pas plus grand que tout autre corps ?

Asclépios : C'est certain.
6

Hermès : Et n'est-il pas entièrement rempli, en particulier par beaucoup d'autres grands corps et plus justement par tous les corps qui existent ?
Asclépios : C'est vrai.

7
Hermès : L'univers est donc un corps.
Asclépios : Oui.
8
Hermès : Et de plus un corps en mouvement.
Asclépios : Sans doute.
9

Hermès : De quelle grandeur doit être alors l'espace dans lequel se meut l'univers ? Et de quelle nature ? Ne faut-il pas qu'il soit beaucoup plus grand que l'univers pour lui permettre son mouvement continu sans le gêner ou l'arrêter ?

Asclépios : Cet espace doit être extraordinairement grand, Trismégiste.

10

Hermès : et de quelle nature ? De nature inverse, n'est-ce pas Asclépios ? Or l'inverse n'est-il pas l'incorporel ?

Asclépios : Sans aucun doute.

Au premier abord cette notion peut paraître déroutante, mais il faut retenir ici que l’Espace est considéré commun un plan ou une dimension qui permet l’évolution de l’Univers. Cette dimension, cet espace est une condition d’évolution spécifique et non un corps. Ce qui n’est donc pas un corps est incorporel.

11

Hermès : Donc l'espace est incorporel. Mais l'incorporel est de nature divine, ou Dieu même. Par divin je ne veux pas dire le créé mais l'incréé. Si l'incorporel est de nature divine, il est de même nature que l'essence fondamentale de la création ; et s'il est Dieu, il ne fait qu'un avec l'essence fondamentale. C'est d'ailleurs ainsi que le saisit la pensée.

Je reviens sur la notion d’incréé. Le créé est conditionné, différencié, limité dans son évolution et ses pouvoirs, donc mortel. L’incréé est l’opposé de tout ceci, il est donc éternel, divin.

12

Dieu est pour nous ce que la pensée peut atteindre de plus haut : pour nous, mais pas pour Dieu. Car celui qui pense atteint l'objet de sa pensée à la lumière de la vision intérieure. Dieu n'est pas pour lui-même l'objet de sa pensée. Il n'est pas différent de l'essence de la pensée. Il se pense lui-même. De nous, cependant, Dieu est bien distinct : c'est pourquoi il est l'objet de notre pensée.

C’est une strophe à bien méditer car elle donne une clef fondamentale à la véritable compréhension du divin et aux erreurs des religions.

13

Si nous nous représentons en pensée l'espace universel, nous n'y pensons pas comme espace mais comme Dieu ; et si l'espace nous apparaît comme Dieu, il n'y a plus d'espace au sens ordinaire du mot, il y a la force divine active qui embrasse tout.

C’est à dire le Logos, l’un en trois : Dieu est la Cause sans cause, mais aussi sa propre substance qui est mise en mouvement par lui-même, à savoir, la Force. Laquelle est l’interaction entre l’Esprit et la Substance.

14

Tout ce qui est en mouvement ne se meut pas dans une chose elle-même mobile, mais dans une chose immobile ; et la force motrice elle-même est immobile car elle ne peut être une partie du mouvement qu'elle provoque elle-même.

Le Divin dans sa plus strict « absoluité » est immobile ! Car seul ce qui est parfait est immuable et donc UN.

15

Asclépios : Mais, Trismégiste, de quelle manière les choses, ici, sur terre, peuvent-elles se mouvoir dans le sens de celle qui cause leur mouvement ? Car tu as dit que les sphères en état de péché sont mues par la sphère sans péché.

Dans un tout premier temps il faut vraiment s’enlever de la tête que le péché est entendu comme une damnation divine ! Ce serait un faux sens absolu. Le péché est ici considéré selon la théorie des émanations, à savoir le degré de proximité avec le divin.

C’est une question très pertinente qui montre aussi que les anciens connaissaient très bien les sens de révolutions astronomiques et la complexité des systèmes entre eux ! La question d’Asclépios est en cela intéressante qu’elle pose la problématique fondamentale de ce qui cause le mouvement à partir de l’immobilité !

16

Hermès : Ici, Asclépios, il n'est pas question d'un même mouvement, mais d'un mouvement en sens inverse. Car ces sphères ne sont pas mues dans le même sens, mais en sens inverse. Cette inversion donne au mouvement un point d'équilibre fixe, car la résultante des mouvements en sens contraire se manifeste en ce point par une immobilité.

D’une façon générale il est dit ici que c’est l’intérêt de l’équilibre qui est privilégié. Ainsi selon des lois encore inconnues des hommes il s’opère une régulation des vecteurs des mouvements astronomiques de façon à ce que l’ensemble (reflet du divin, de l’unité) soit immobile, donc en équilibre.

17

Parce que les sphères en état de péché sont mues en sens inverse de la sphère sans péché, elles sont mues dans ce mouvement inverse, par le point d'équilibre fixe, autour de la sphère offrant une résistance. Et il ne peut pas en être autrement.

18

Tu vois, ici, les constellations de la Grande et de la Petite Ourse, qui ne se lèvent ni ne se couchent mais tournent autour du même point : crois-tu qu'elles soient en mouvement ou immobiles ?

19
Asclépios : Elles sont en mouvement, Trismégiste.
Hermès : Et quel est ce mouvement, Asclépios ?

Asclépios : Elles tournent sans cesse autour du point central.

Du point 15 à 19 il s’agit bien d’une description des systèmes planétaires individuels qui doit conduire à une réflexion sur une échelle plus vaste et générale.

20

Hermès : C'est juste. La rotation n'est donc rien d'autre qu'un mouvement autour d'un même point central. En effet le mouvement circulaire s'oppose à l'écart et c'est l'opposition à l'écart qui entretient la rotation. Donc le mouvement inverse est nul au point d'équilibre parce qu'en ce point la force du mouvement résistant le rend fixe.

Mécanique céleste appliquée, bien avant Copernic et Newton !!!

21

Je vais te donner un exemple simple dont tu pourras vérifier de tes yeux l'exactitude. Regarde nager les créatures mortelles, l'homme, par exemple : la résistance, la force inverse des pieds et des mains engendre dans le courant de l'eau un état de stabilité tel que l'homme n'est pas attiré vers le

fond.
22
Asclépios : cet exemple est très clair, Trismégiste.
23

Hermès : Tout mouvement est produit dans une chose et par une chose elle-même immobile. Le mouvement de l'univers et de toutes créatures mortelles vivantes n'est donc pas déterminé par des causes extérieures au corps mais par des causes intérieures agissant de l'intérieur vers l'extérieur par une force consciente raisonnable, soit l'âme, soit l'Esprit, soit quelque autre entité incorporelle. Car un corps matériel ne peut mouvoir ni un corps animé, ni un corps inanimé ; non, il ne peut mouvoir aucun corps.

Je souligne ici que nous ne parlons pas des relations physiques entre elles, mais bel et bien de leurs causes premières avant même qu’elles soient manifestées sur le plan physique.

24

Asclépios : Que veux-tu dire par là Trismégiste ? Le bois, la pierre et autres corps inanimés ne sont-ils pas des corps qui produisent du mouvement ?

25

Hermès : certainement pas Asclépios ! Car ce n'est pas le corps lui-même qui cause le mouvement des choses inanimées, mais ce qui ce trouve au-dedans de ce corps, et ceci fait mouvoir l'un et l'autre corps, aussi bien le corps qui déplace que celui qui est déplacé. De là vient que l'inanimé ne peut mouvoir l'inanimé. Tu vois donc quel lourd fardeau porte ton âme quand, à elle seule, elle doit porter deux corps. Il est évident que ce qui est en mouvement est mû dans quelque chose et par quelque chose.

En d’autres termes, tout corps est mû par son principe et c’est ce principe qui interagit sur les autres corps (indirectement sur le plan physique). Quand le principe n’est plus le corps est mort. Par extrapolation il est possible de dire que le cerveau est le lien entre le principe et sa faculté d’expression physique.

26

Asclépios : Le mouvement ne se produit-il pas dans un espace vide, Trismégiste ?

27

Hermès : Écoute bien, Asclépios : Rien de ce qui est réellement n'est vide, rien de ce qui fait partie de l'être véritable n'est vide, comme le mot "être", c'est-à-dire se manifester, le dit déjà. En effet, ce qui est n'aurait aucune réalité, ne serait pas, s'il n'était empli de réalité. Ce qui est réel, ce qui se manifeste réellement, ne peut donc jamais être vide.

28

Asclépios : N'y a-t-il donc rien de vide, Trismégiste, Comme une cruche, un pot, une cuve et diverses autres choses spécifiques ?

29

Hermès : Arrête-toi, Asclépios, quelle erreur est la tienne ! Comment peux-tu considérer comme vides des choses entièrement pleines et remplies !

30
Asclépios : Que veux-tu dire, Trismégiste ?
31

Hermès : L'air n'est-il pas un corps ? Ce corps ne pénètre-t-il pas tout ce qui existe ? Et ne remplit-il pas tout ce qu'il pénètre ? Tout corps n'est-il pas composé des quatre éléments ? Toutes les choses que tu qualifies de vides ne sont-elles donc pas remplies d'air : et si elles sont remplies d'air, ne le sont-elles pas aussi des quatre corps élémentaires ? Par là nous en venons à la conclusion inverse de ce que tu disais : tout ce que tu qualifies de plein est vide d'air parce que l'espace en est occupé par d'autres corps qui ne laissent plus de place à l'air. Et toutes les choses que tu dis vides doivent être dites pleines et non vides ; car elles sont emplies d'air et de souffle.

Hermès fait une très intéressante remarque dans sa toute dernière phrase. Le souffle est à considérer comme un degré plus subtil que l’air, ce que les occultiste appelle la « Lumière astrale ». C’est à dire la forme protoplasmique de tout ce qui va prendre forme sur le plan physique aussi ténue soit-elle. Par conséquent les anciens savaient déjà que même en faisant le vide d’air dans un récipient, celui-ci n’est toujours pas vide. Il a fallu plus de 2 000 ans pour le démontrer à nouveau !

32

Asclépios : On ne peut rien opposer à cela Trismégiste, mais qu'est-ce que l'espace où se meut l'univers ?

Hermès : Il est incorporel Asclépios.

Asclépios : Et qu'est-ce donc que l'incorporel ?

33

Hermès : L'Esprit tout entier enfermé en lui-même, libre de tout corps, qui ne dévie pas, qui ne souffre pas, intangible, immuable en lui-même, contenant tout, sauvant tout, libérateur, guérisseur ; duquel émanent les rayonnements du bien, de la vérité, du principe originel de l'esprit et du principe originel de l'âme.

34
Asclépios : Mais qu'est-ce Dieu alors ?
35

Hermès : Il n'est rien de tout cela, mais la cause de notre existence, et de tout ce qui est, comme de toute créature en particulier. Car il n'a laissé aucune place au non-être ; tout ce qui existe vient à l'existence de ce qui est et non de ce qui n'est pas : car au non-être manque le pouvoir de faire naître tandis qu'au contraire l'être ne cesse jamais d'être.

C’est la notion théosophique du Soi (absolu) ou de Krishna en Inde.

36
Asclépios : Qu'est-ce que Dieu enfin ?
37

Hermès : Dieu n'est pas la raison mais le fondement existentiel de la raison ; il n'est pas le souffle mais le fondement existentiel du souffle ; il n'est pas la lumière mais le fondement existentiel de la lumière. C'est pourquoi on doit honorer Dieu en l'appelant "le bien" et "le Père", noms qui ne conviennent qu'à lui et à personne d'autre. Car aucun de ceux qu'on appelle dieux, aucun homme, ni aucun démon ne peut être bon d'aucune manière. Lui seul est bon et personne d'autre. Aucun des autres êtres ne peut contenir l'essence du bien. Car ils sont corps et âme et n'ont pas de place où le bien puisse demeurer. Car le bien contient l'essence de toutes créatures corporelles comme incorporelles, les créatures perceptibles comme celles qui appartiennent au monde des idées abstraites. Tel est le bien, tel est Dieu.

38

Ne qualifie donc jamais rien d'autre de bon car c'est une impiété. Ne désigne jamais Dieu autrement que comme le bien car c'est aussi une impiété.

39

Tout le monde emploie sans doute le mot "bon", mais tout le monde ne comprend pas ce que c'est. C'est pourquoi tout le monde ne comprend pas Dieu non plus, et par ignorance qualifie de bons les dieux et quelques hommes qui peuvent jamais l'être ni le devenir : car le bien est l'immuabilité absolue de Dieu, inséparable de lui parce qu'il est Dieu lui-même, en vérité.

40

On témoigne du respect à tous les dieux en tant qu'êtres immortels en les appelant dieu. Mais dieu est le bien, non par marque de respect mais de par son essence même ! Car l'essence de Dieu et le bien ne font qu'un ; ils forment ensemble l'origine des générations. Car est bon qui donne tout et ne prend rien ? Et en vérité Dieu donne tout et ne prend rien. C'est pourquoi Dieu est le bien, et le bien est Dieu.

41

L'autre nom pour Dieu est Père, parce qu'il est le créateur de toutes choses. En effet, créer est la marque du Père.

Il s’agit d’un aspect de dieu tout comme l’est l’aspect d’être-té (cf point 35).

42

C'est pourquoi la vie de celui dont la conscience est tournée dans la direction juste et donne naissance au Fils, nécessite une gravité extrême, un zèle ardent et un profond dévouement à Dieu ; tandis que c'est un grand malheur et un grand péché de mourir sans cette descendance et d'être jugé par les démons après la mort.

Ce passage nécessite une explication car il peut être mal interprété. L’homme dont la vie est orienté vers Dieu aspire au Bien suprême. Arrive le moment où il dépasse les contingences du commun par ses austérités et qu’il « re-naît » en tant que Fils de Dieu, celui qui à même d’être considéré comme digne de lui, donc comme un Fils. Que l’homme ne fasse aucun effort pour accoucher d’une âme (et il s’agit bien de l’âme dans ce verset) qui tend vers dieu, il sera tourmenté par les démons, c’est à dire le monde des désirs et des passions – lié au plan physique inférieur (Enfers = inférieur) malgré sa subtilité.

43

Car voici leur punition : l'âme sans naissance du Fils est condamnée à prendre un corps ni masculin ni féminin, chose réprouvée sous le Soleil. Prends part à la joie, Asclépios, si tous possèdent cette descendance ; mais entoure de compassion ceux qui ont le malheur d'en être privés, car tu connais la punition qui les attend.

Il est vrai que c’est un cas un peu extrême où l’âme ne pouvant trouver le chemin vers la félicité divine se perd dans les méandres du plan des désirs, et n’est plus qu’une coque vide, attirée par les émotions humaines comme un insecte à un lampadaire. Il s’agit de fantômes.

44

Puissent ces paroles, Asclépios, te mener, par leur nature et leur étendue, à la Connaissance élémentaire de l'essence du Tout.

par Pythagore publié dans : Hermès
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Jeudi 18 octobre 2007

Cet article un peu long et sur trois parties aborde les conditions requises en l’homme afin de réveiller les pouvoirs occultes qui lui sont inhérents. Il existe sur le marché du développement personnel un nombre incalculable de systèmes sensés retirer telles ou telles facultés. Si certaines sembles être dignes de confiance en reposant sur des bases solides, il n’en reste pas moins que beaucoup négligent un point essentiel : l’aptitude naturelle d’une personne quelconque à développer ces pouvoirs. Que cela peut-il bien signifier ?

Deux choses.

Il existe réellement des exercices et des techniques qui amènent certains phénomènes à se réaliser de façon presque mécanique. La pratique nécessite une rigueur d’entraînement sérieuse et adéquate comme pour n’importe quelle discipline. C’est le cas de nombreuses techniques respiratoires.

 

Le second aspect  - et c’est celui qui intéresse notre point métaphysique - est déterminé par la nature intérieure de tout un chacun ; à l’instar des connaissances accumulées qui permettent d’aborder plus ou moins efficacement diverses expériences de la vie. Autrement dit plus un homme a de connaissances, plus son champ d’action est grand. Ce qui suit va présenter dans quelle mesure l’être intérieur et la connaissance qu’il va acquérir vont interagir pour éveiller les pouvoirs occultes.

Depuis sa naissance, l’homme apprend à connaître le monde et à en faire l’expérience au moyen de ses sens physiques et des relations aux choses qu’il effectue, que ce soit par la raison ou les émotions, par l’apprentissage ou, moins souvent, par l’intuition. Les sens physiques sont sujets à l’erreur dès lors qu’il y a excès ou défaut ou dès que le contraste est moins marqué. La perception physique exige donc de constantes corrections, enchaînant l’homme au problème de l’illusion. Les émotions ne lui sont pas non plus d’un grand secours, leurs natures pulsionnelles, pour aussi complexes qu’elles se présentent, donnent une perception personnelle d’attraction ou de répulsion. C’est un aspect de perception isolée qui ne définit nullement la réalité d’une chose, tout au plus les aléas de l’expérience personnelle avec cette chose. La perception par l’apprentissage et la raison sont fonctions de l’acuité personnelle développée au cours de la vie et de la pertinence des éléments du savoir. Ceci nous ramenant inévitablement à la notion d’erreur dans l’expérience humaine. L’intuition est quant à elle mal définie. Elle dépasse les cadres naturels de la perception humaine, est spontanée et déjoue les mécanismes de la construction mentale. La soudaineté, la justesse et la force de l’intuition sont aussi incompréhensibles au sens commun qu’elle est un moyen de connaissance puissant mais lié à l’être intérieur.

Cet être intérieur est donc cerné constamment par l’illusion qui constitue l’ensemble de ces expériences au cours de sa vie. Il est donc sous l’emprise permanente d’un déséquilibre qui apporte davantage de briques à l’édifice de sa personnalité. Cependant malgré ces erreurs constantes, l’homme apprend et se corrige. C’est-à-dire qu’il prend conscience du caractère transitoire des choses, qu’elles soient d’ordre physique ou d’ordre conceptuel, et est amené à clarifier sa perception. Il dépasse la simple approche pour s’intéresser à tous les aspects possibles de la situation en question. Le champ de conscience s’élargit et avec cela, les responsabilités qui en découlent. Le choix d’une action ou d’une réflexion dépendra alors de la capacité à se projeter dans la sphère des causes et des effets, ainsi que dans celle de son libre arbitre [1]. Si la seconde notion est bien connue, la première fait appel à une évidence que tout le monde approuvera, mais dont la portée est largement sous-estimée.

La chrétienté nomme cette loi de cause à effet «divine providence», les Grecs de l’antiquité la connaissaient sous la figure de la déesse Némésis et l’Inde sous le terme de Karma (action). Quels que soient le terme, il s’agit toujours de la loi de cause à effet, d’action et de réaction, que la position soit philosophique ou scientifique. En fait cette loi est la frontière entre philosophie/métaphysique et science. Il est possible de suspecter dès lors un schisme dû à une incompréhension mutuelle, mais là n’est pas le thème de l’article. La science explique en permanence l’origine des phénomènes qui paraissaient autrefois incompréhensibles, elle s’en va même jusqu’aux confins de la physique atomique pour faire ses observations (physique quantique), montrant ainsi que les lois de l’infinitésimal gouverne les structures gigantesques. Cependant la science (pour l’instant) peine à déceler les mécanismes d’actions de ces particules fondamentales. Il y a forcément des conditions spécifiques à de tels phénomènes quantiques, et pourquoi spécialement cette condition ? Elle même est très certainement l’effet d’une cause. Or ce sont là des notions d’une telle subtilité que la terminologie relevant de la matière n’a plus sa place. Nous parlons en terme de formes d’énergie. La Métaphysique dispose elle de ce vocabulaire. L’ensemble des conditions d’ordre et de structure sont regroupées sous le terme de Mental Universel, Mahat (Inde), Fohat (Kabbale). Ces concepts vont ensuite se retrouver sous différents noms et fonctions selon la densité du plan sur lequel ils opèrent. Le pont est jeté.

Dès lors tout ce qui existe, que l’homme en ait connaissance ou pas, a une incidence… jusqu’à la pensée. C’est une réalité que personne n’ira contester. Nous savons qu’elle a une intensité, et en poussant les choses, qu’elle est sans doute de nature vibratoire. Mais aucun appareil humain n’a pu véritablement mesurer une pensée ni l’observer. Les scientifiques ne savent pas comment elle apparaît ni ce qu’elle devient, si jamais elle a un devenir. Ce qui est sûr, c’est qu’elle doit nécessairement avoir des conséquences. Ne serait-ce que dans la façon par laquelle elle est perçue dès qu’elle est transmise par la voix ou par l’écrit. Son émission - la cause - produit un effet. De plus il y a fort à parier qu’une pensée ne disparaît pas spontanément. Si sa nature est vibratoire, l’espace dans lequel elle évolue n’a rien à voir avec l’espace matériel dans lequel nous, nous évoluons. Ses crêtes de fréquences ne sont peut-être pas aussi rapprochées que lors de son émission mais il y en a toujours la trace. Exactement sur le principe d’un discours ou d’un poème qui est prononcé/déclamé mais qui existe encore à l’écrit. La forme latente ou passive perdure dans l’attente de sa (nouvelle) manifestation.

Si le principe est valable pour une pensée, il est alors valable pour toute, quelque soit leur nature ou leur objectif. Ceci implique donc que les pensées négatives conservent leur capacité d’action en latence. Imaginons alors seulement à l’échelle de l’humanité tout ce potentiel de négativité accumulé au cours des âges. Cela donne le vertige, heureusement la réciproque existe pour les pensées nobles et constructives. Ajoutons encore à cette étape de notre exposé un autre principe essentiel qui traverse la Nature dans son intégralité et nous pourrons continuer plus en avant. Le principe en question est celui de l’attraction et de la répulsion, il est déjà bien connu sous les noms d’électromagnétisme, de gravité, de désir, d’amour, en Inde – Kama. Il va alors de soi que si La «Nature» des physiciens est le «jouet» de ces attractions et répulsions, la pensée doit elle aussi connaître cette loi. Du fait de sa nature vibratoire, cela se fera plutôt de manière indirecte par l’affinité ou la perméabilité du récepteur à un certain type de pensée. Il est alors facile de déduire qu’une certaine tonalité de pensée, dans toutes ses variations possibles, aura davantage de chance d’être reçue pour un récepteur adéquat, créant ainsi un agglomérat de potentialités.

L’humanité joue ainsi le rôle de condensateur de ces sommes de charges potentielles dans l’attente de leur manifestation. Ces manifestations s’effectuent en fonction de la loi de cause à effet (Karma) et de notre libre arbitre. 

Dans l’être intérieur ces potentialités et leurs manifestations sont sans cesse en mouvance sous formes de pensées, de désirs et d’actions, quelque soit la nature de leurs expériences. Dans ce tourbillon tumultueux et complexe, les certitudes et les connaissances d’un homme sont encore plus relatives que jamais. Mais il a été dit plus haut que c’est sur l’ensemble de ces expériences, bonnes ou mauvaises que se réalise le principe de perfectibilité. 

La perfectibilité est la notion recherchée par chacun, que ce soit en matière de santé, de mieux vivre, d’aisance, de considération, de bien, de connaissance, de spiritualité, etc. Même le criminel aguerri souhaite la perfectibilité de son état mais pas forcément sur le droit chemin. Elle dépend de notre choix, de notre savoir et de nos actions comme je l’ai déjà dit. Autrement dit de Karma au sens littéral du terme. Je reviens sur cette notion importante car la quadrangulaire cause-effet-désir-perfectibilité est sous-estimée et permet de mieux comprendre comment et pourquoi les pouvoirs occultes de l’homme sont si difficiles à conquérir.

Karma n’est pas synonyme de fatalité, loin de là. Il n’y a non plus, ni bon ni mauvais Karma. En rappelant que ce terme sanskrit ne traduit que la notion de cause à fait, il s’ensuit que l’effet est la conséquence logique de sa cause. Aussi n’y a t-il pas d’effet plus mauvais qu’un autre. Tout réside dans l’intention. L’idée même de hasard ou de coïncidence n’a plus sa place. Tout est fonction de conditions antérieures que l’on peut plus ou moins déterminer et qui ne reflète que notre ignorance quand on ne les connaît pas. Le hasard est l’excuse des limites du savoir humain.  

Pourtant bien comprise, cette loi inéluctable est un formidable moteur de perfectibilité de l’être humain. Elle lui prouve son immortalité, l’importance de sa vie terrestre dans son évolution personnelle, l’illusion de la solitude et la profonde fraternité qui existe parmi les membres du genre humain (fraternité hélas, trop souvent délaissée et ignorée). Mais afin de bien comprendre cette loi, il est nécessaire de dépasser (ne serait-ce qu’en pensée) le cadre du Bien et du Mal, de prendre un recul à l’échelle de l’humanité, à l’échelle cosmique.

 

La deuxième partie sera consacrée à cette étude.



[1] Ce qui fait dire à Platon-Socrate que « le méchant est un ignorant ».

par Pythagore publié dans : Hermès
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