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Biblio Occulte

Les tarifs indiqués entre parenthèses ne sont présentés qu’à titre indicatif, de plus leur véracité ne vaut que pour la France métropolitaine

 

HELENA BLAVATSKY

1 - La clef de la Théosophie (1889) pdf / 1,243 Mo
Résumé : Publié en 1889 par Mme Blavatsky à l'intention de tous ces élèves afin qu'ils puissent apprendre et enseigner à leur tour. C'est "une exposition claire sous formes de questions et réponses, de la morale, de la science et de la pholosophie pour l'étude desquelles la Société Théosophique fut fondée". Ce livre ne contient pas un exposé complet des principes de la Théosophie mais seulement une excellente introduction et une clef pour ouvrir la porte conduisant à des études plus profondes (18,30 €).

2 - Fondements de philosophie ésotérique pdf / 345 Ko
Résumé : d’après les écrits de H.P. Blavatsky, compilé et annoté par I. H. Hoskins. Présentation des idées fondamentales de la philosophie ésotérique, ou Théosophie, à revoir à l'esprit lors de toute étude sérieuse, tel un fil d'Ariane à travers le vaste labyrinthe d'idées et de sujets exposés et traités. En appendice : conseils à un élève et petit glossaire de mots sanscrits (6,10 €).

3 - Le glossaire théosophique pdf / 2,331 Mo
Résumé : Cet ouvrage nous renseigne sur les principaux mots sanskrits, pehlvis, tibétains, pâlis, chaldéens, perses, scandinaves, hébreux, grecs, latins, cabalistiques et gnostiques ainsi que sur les thèmes de l'Occulte employés d'ordinaire dans la littérature théosophique, tels les ouvrages La Doctrine Secrète, ou Isis Dévoilée (44,20 €).

4 - Isis dévoilée pdf / 10,654 Mo
Résumés :

volume 1 : Science - « Infaillibilité » de la science moderne, phénomènes et forces, l'aveugle conduisant l'aveugle, les phénomènes psychiques, l'éther ou la lumière astrale, les phénomènes psychophysiques, les éléments, quelques mystères de la nature... (41.20 €)

volume 2 : Théologie - Les premiers chrétiens, cosmogonies orientales et annales bibliques, mystères de la cabale, les doctrines ésotériques du Bouddhisme parodiées par le Christianisme, hérésies chrétiennes primitives et sociétés secrètes... (38,10 €)

5 - La doctrine secrète pdf / 18,813 Mo
Résumé : Reconnue généralement comme le grand œuvre d'H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète souligne les principes de « la doctrine secrète des temps anciens » et demeure aujourd'hui la source la plus complète de la théosophie authentique. Basés sur les Stances de Dzyan, les quatre premiers volumes, publiés en 1888, retracent l'évolution universelle et humaine depuis le réveil de l'intelligence cosmique et le développement d'un cosmos. Le langage symbolique est interprété, permettant ainsi à l'étudiant de déchiffrer lui-même les écritures du monde. L'ensemble de l'ouvrage, complété par des discussions des grands problèmes scientifiques, a pour prémisse la divinité intérieure et la parenté de tous les êtres. Les deux derniers volumes furent publiés après la mort d'H.P. Blavatsky en 1897 et renferment divers écrits dont le Mystère de Bouddha et les instructions données par Mme Blavatsky aux étudiants de son école ésotérique.

Tome 1 : Cosmogénèse ; Tome 2 : Évolution du symbolisme ;  Tome 3 : Anthropogénèse ; Tome 4 : Symbolisme des religions ; Tome 5 : Miscellanées ; Tome 6 : Miscellanées. (24,40 € / volume)

 

CYLIANI

- Hermès Dévoilé pdf / 167 Ko
Résumé : Ouvrage traitant d'alchimie (7,98 €)


HERMES TRISMEGISTE

1 – Le Livre de Thot ou Les 15 Tablettes de Thoth pdf / 309 Ko
Résumé : « 
Je suis THOTH, l'Atlante, maître des mystères, gardien de la Mémoire ancestrale, Roi, Sage et Mage. Je suis celui qui survit d'une génération à l'autre et qui s'apprête à entrer dans la Chambre de l'Amenti pour guider ceux qui me suivront dans les souvenirs de la grande Atlantide ». Je me sers ici du premier paragraphe de la première table car je n’ai trouvé nulle part (selon mes critères de recherche) l’existence de cette œuvre qui s’avère être un autre texte absolument sublime de la philosophie hermétique. Si quelqu’un connaît les références de cet ouvrage, qu’il ait la bonté de me les communiquer. Il n’est donc disponible qu’en format pdf.

2 – Sept Traités ou Chapitres Dorés pdf / 173 Ko
Résumé : Le texte est divisé en une préface qui nous rappelle qu'Hermès est dit trois fois grand et que tout l'art d'alchimie ne procède que de l'unité. Le chapitre I semble parler de la préparation du Mercure et touche quelques mots sur les cendres. Le chapitre II traite de la confection des Soufres. Le chapitre III semble traiter de la réincrudation et du retour des cendres. Le chapitre IV cite la rouille et semble parler de l'évolution de la teinture, sous l'action du Mercure. Le chapitre V touche quelques mots du corbeau et de la nécessaire blancheur qui s'ensuit, à savoir que la putréfaction est la solution de la conjonction. Le chapitre VI évoque le vase de nature ou maison de verre. Le chapitre VII traite - si l'on peut dire - des fruits de l'arbre solaire et de leur cuisson qui produit la teinture de la Pierre.

3 - Tabula Smaragdina ou Table d'émeraude pdf / 35 Ko
Résumé : Texte très court qui synthétise la philosophie hermétique.


INCONNU

 
1 - La Pierre Aqueuse de Sagesse ou l'Aquarium des Sages pdf / 675 Ko
Résumé : Opuscule chimique tel qu'on n'en a pas encore vu, dans lequel est montrée la Voie, nommée la Matière et décrit le Procédé pour parvenir à la Teinture Universelle. L'auteur de l'Aquarium des Sages serait, d'après la notice que lui consacra, en 1906, John Ferguson dans sa Bibliotheca Chemica, un certain Johann Ambrosius Siebmacher qui vécut au début du XVIIe siècle à Nuremberg et à Augsbourg, mais rien ne permet de l'affirmer. Conformément à sa volonté, son anonymat a été gardé mais le poids de ses paroles prouve sa haute naissance. (27,44 €).

 EYRENEE PHILALETHE

1 - Règles du Philathète pour se conduire dans l'Oeuvre Hermétique (Editions Arché Milano 1979 24 pages) pdf / 68 Ko
Résumé : Vraiment pas facile à trouver et je n'ai pas encore de résumé. quoiqu'il en soit la librairie qui le commercialise est "Librairie l'Etoile du Mage -13000 Marseille, France - 33+ 04 91 256 638" (édition mentionnée à 5,50 € neuf ou à 30 € pour l'édition Génova, Phoenix, 1979, 1 vol. in12 broché  en vente chez "Librairie L'Oiseau Livre Paris, France - 01 43 70 93 77") Ces renseignements ont été mis à jour au 28 août 2006.


RAWN CLARK

Rawn Clark est un étudiant (plutôt avancé) de l'enseignement de Franz Bardon, il a à son actif une production conséquente de renseignements et de documents très utiles. Son site mérite une visite approfondie d'autant qu'il est traduit en français ! www.abardoncompanion.com

 1 - Un compagnon dans l'étude de Franz Bardon pdf / 1 272 Ko
Résumé : A Bardon Companion est né de la demande pressante faite à l'auteur de publier les réponses pertinentes et éclairées qu'il apporta au fil des mois sur un forum Internet consacré à l'Œuvre de Franz Bardon. Bien que réticent — car ne trouvant rien à ajouter — Rawn Clark réorganisa les questions les plus fréquemment posées en y accolant ses réponses et commentaires. Un nouvel ouvrage pour une plus large compréhension et une meilleure mise en pratique de l’œuvre de Franz Bardon. (cet ouvrage devrait paraître cette année en France. Il est à 34,50 $ sur Amazon.com en anglais soit 26,90 €).


CHARLES WEBSTER LEADBEATER

1 - Les aides invisibles pdf / 403 Ko
Résumé : Cet ouvrage expose, avec exemples à l'appui, l'aide qui est apportée tant aux vivants qu'aux décédés, par des êtres qui vivent sur d'autres plans, comme les anges, mais aussi par des humains pendant leur sommeil. Les « morts » veillent aussi sur ceux qu'ils ont aimés et les protègent. L'auteur, clairvoyant, relate un certain nombre de cas dont il a été témoin. (12,70 €).

 

Clin d'oeil de Pytha

Vendredi 13 octobre 2006

Avant de présenter les grammaires ou autres cours que j'ai pu glâner de ci de là, il serait assez utile de rappeler ou d'expliquer certaines notions qui sont susceptibles de poser problème. Notamment quand on n'est pas très versé côté langue.

Commençons d'abord par une notion qui se retrouve dans un nombre conséquent de langues (anciennes et modernes) : LA DECLINAISON ! Je sens que je vais réveiller pour certains de très mauvais souvenirs ! Ce n'est pas quelque chose d'insurmontable bien au contraire ! J'irais jusquà dire que c'est un outil fantastique qui permet de ne "jamais" se tromper et autorise des licences d'expression que l'on ne retrouve pas dans les langues dites spatiales comme le français. Qu'est-ce qu'une déclinaisons appelée parfois flexion) ? C'est un "poteau indicateur" de la fonction d'un mot ou d'un groupe de mot dans la phrase. C'est tout ! Au lieu de dire le sujet est en tête de phrase puis vient le verbe  puis le complément d'objet direct et sa cohorte d'adjectif, on décide de dire : on se fout de la place qu'aura le mot puisqu'on va lui attribuer un repère qui nous dira ce qu'il est ! Après c'est sûr cela exige une petite gymnastique mentale, mais au moins on dispose de panneau ! Voici quelques déclinaisons les plus courantes et leur signification en termes simples :

Nominatif : terme barbare qui ne signifie rien d'autre qu'un mot sans fonction spéciale comme il est présenté dans un dictionnaire ou si le mot est un sujet. Un tout petit peu plus difficile : on utilise ce cas également après les verbes d'état (être, rester, devenir, sembler, paraître).

Vocatif : toujours aussi barbare, ce cas ne sert qu'à héler quelqu'un (ex : hé ! Pierre !) ou aux invocations (ex : Ô tristesse ! Ô vieillesse ennemie !)

Accusatif : les grammairiens sont sans aucun doute des barbares ! Ce cas s'emploi pour le complément d'objet direct. C'est à dire pour tous les mots qui subissent directement une action sans intercaler une préposition. (pour : manger un gâteau, appeler quelqu'un, boire un verre, conduire une voiture, etc ; mais pas pour : aller en ville, s'inscrire à un concours, avertir d'un danger, faillir à ses devoirs, déroger à la règle, etc).

Datif : vous supportez toujours ? vous avez de la chance ! Cette horreur n'a d'autre but que d'indiquer à qui l'on donne / attribue quelque chose. ex : je donne la pomme à Pierre ; C'est à qui ? C'est à moi ! ; Les psychologues soumettent le test à tous les candidats présents (le test est à l'accusatif et les psychologues au nominatif ^_^) ; Tu me le donnes ? (à qui ? à moi donc "me" datif, donner quoi ? le donc accusatif) Non je te le prête seulement.

Instrumental : (de torture ! et encore ...) indique juste qu'une action est faite avec quelque chose. Ex : tu viens avec moi ? ; j'écris au stylo plume (sous entendu avec un stylo plume) ; tu vas couper le bois avec une scie ou une tronçonneuse ? ; Ne te blesse pas avec le couteau ! ; Cependant les expressions comme avec surprise, avec empressement, avec bienveillance, etc ne sont pas considérées comme de l'instrumentale puisqu'elles caractérisent l'état d'esprit dans lequel se réalise une action et ce qu'on utilise pour faire cette action.

Génitif : (le plus triste c'est qu'il y en a plein d'autres comme ça) lui, il sert au complément du nom - ça ne vous avance pas plus ? pas étonnant ! Le génitif est utilisé pour exprimer l'appartenance à quelqu'un / quelque chose. Ex : l'os du chien ; le chat de la vieille dame ; le frère de ma mère ; la porte de la maison ; la politique du président ; etc.

Ablatif : (là on ne rigole plus !) C'est un cas un peu moins évident que les précédents. En latin il traduit le lieu d'où l'on vient (je reviens de la ville ; je viens de France, etc). Mais il a aussi d'autres applications subséquentes à se sens : la traduction de l'acteur/agent dans une phrase passive (le voleur est arrêté par les policiers ; Il a été critiqué par tous ; etc). Si donc l'ablatif exprime l'origine d'une chose ou d'une autre, il peut aussi servir à tranformer toute une phrase en complément circonstanciel qui introduira une autre proposition. Ex : Quand tout fut fait, nous partîmes sans plus attendre ; Sitôt mon frère arrivé, mon mari quitta la maison ; Une fois fait, nous n'aurons plus à le refaire ; etc. C'est ce qu'on appelle en latin un "ablatif absolu". Absolu par tous les termes de la phrase complément circonstanciel (de temps, de lieu, de cause ...) sont à l'ablatif.

C'est tout pour les déclinaisons, mais il y en a bien d'autres suivant les langues. En fait on peut trouver une déclinaison pour pratiquement chacun des cas grammaticaux possibles dans une phrase. A ma connaissance, la langue qui en a le plus (23 cas) est le hongrois ! Quoiqu'il en soit il ne faut pas se décourager pour si peu. Les déclinaisons sont un jeu de marquage ou de balisage rien de plus !

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Pourtant il ne faut confondre les déclinaisons avec un autre outil linguistique : les mutations ! Elles se rencontrent davantage des les langues celtes (breton, gallois, cornic, gaëllique, etc) et peuvent être confondues avec des déclinaisons par les non-initiés car on observe des changements de lettres à l'initiale du mot. Afin d'être plus clair j'utiliserai l'exemple du breton que je connais bien mieux que les autres langues celtes.

Les mutations servent évidemment de marqueurs au même  titre que les déclinaisons, seulement elles ne portent pas sur les cas syntaxiques d'une phrase quelconque. Elles portent sur le genre et le nombre (sexe et quantité) d'un mot, sur la fonction grammaticale introduite par une préposition, ce qui signifie que la mutation va changer selon le cas qu'une même préposition va vouloir rendre. Il y a donc une utilité d'économie sémantique absolument fantastique dans une langue de tradition orale comme le breton où les élisions sont fréquentes, mais sans rien perdre du sens grâce aux mutations. Ces outils sont également fort utiles pour la fluidité de l'oral, primordial en breton. Avec un peu de pratique et de connaissance on découvre que sans les mutations des pans entiers de phrases seraient réduits à une bouillabaisse inmangeable en matière de prononciation ! Illustration par le tableau suivant que je vais expliquer et agrémenter d'exemples.

L'article breton est soit défini "ar" et se change en "an" si le mot qui suit commence par les lettres "n", "d", "t" ou "a, e, i, o, u" ; il se change en "al" si la lettre initiale du mot qui suit est un "l". A noter une particularité : En français "les si n'aiment pas les -rais", en breton les "ar n'aiment pas les k-" ; aussi dans le cas où l'initiale du mot qui suit est un "k" et est masculin singulier il changera en "c'h" (équivalent de la jota espagnole et du Ich-laut allemand mais en plus flexible selon sa position), et en "g" si le mot est féminin singulier.           Exmples : ar mab (le fils), ar mor (la mer), ar roc'h, ar pemoc'h (le cochon) ; an ti (la maison), an heol (le soleil), an douar (la terre, le sol), an ilis (l'église) ; al louarn (le renard), al lezenn (la loi) ; Ki (chien) > ar c'hi (le chien), Kelennerez (professeur féminin) > ar gelennerez (la professeur).                                     Ils traduisent tous le, la, les

Soit indéfini : ur, un, ul (la règle de l'initiale du mot qui suit est la même que celle de l'article défini). Il signifie un, une.

Dans le tableau la colonne en vert présente toutes les lettres initiales susceptibles de subir un changement. En couleur saumon, les changements de ces mêmes lettres selon le groupe de mutation.

La colonne violette est attribuée à la mutation douce de l'article (que celui-ci soit défini ou indéfini). On remarquera qu'il n'y a qu'une différence entre la mutation douce provoquée par autre chose qu'un article et la mutation douce procovoquée par l'article. Il s'agit de la lettre "d" qui ne mute pas en "z" dans le cas de la mutation de l'article. Exemple : la danse en breton est féminin, et se dit "dañs" avec l'article on a "ar dañs" et pas "ar zañs" ; cependant pour dire qu'une personne danse bien on aura "mignonez ma breur a zañs mat". "Mignonez" c'est l'amie, "ma breur" mon frère, "a" est une particule qui indique dans le cadre d'une conjugaison si le mot antécédent est sujet (la phrase bretonne est aussi souple que la phrase latine) sinon ce sera "e" qui aura une mutation spécifique. Je grossis volontairement les traits de la conjugaison bretonne qui n'a rien à voir avec le système latin, mais ce n'est pas le sujet ici.   Dans la colonne verte il y le "ch" (du mont chat ou chien) qui devient dans la mutation douce "j". Curieusement s'il s'entend à l'oral, il n'est pas écrit !!!      Je vais montrer quelques exemples pratiques de la mutation  douce de l'article :

- masculin singulier : ar/ur mignon (l'/un ami), ar c'hazh (kazh - chat)                                                                                                                    - masculin pluriel : ar / ur vignoned (l'/un ami), ar c'hizhier (kizhier)               

- Feminin singulier : ar verc'h (merc'h - fille), ar gelennerez (kelennerez - enseignante)                                                                                                  - Feminin pluriel : ar merc'hed, ar c'helennerezed.

Ce sont les cas les plus difficiles de la mutation du breton. Quand je difficile c'est juste au moment de l'approche, après ça vient vraiment tout seul, tant qu'on a les règles en tête. Une dernière chose concernant la mutation de l'article : elle ne vaut que pour les noms féminins singuliers et les noms de personnes au masculin pluriel ! Juste comme dans les exemples ci-dessus ! Et c'est pour cette raison que le mot chat au pluriel ne prend pas de "g" à l'initiale, parce que ce n'est pas une personne, même s'il est masculin pluriel ! D'où la mutation classique du "k" en "c'h".

Le reste des mutations est facile à appliquer puisqu'il suffit de connaître quel mot précède un autre et s'il est régit par une mutation spécifique, puis de l'appliquer ! Dans des cas comme les adjectifs possessifs "e" (posseur masculin, équivalent à his en anglais ou sein en allemand) et "he" (posseur féminin, équivalent à her en anglais ou ihr en allemand) se prononçant tous les deux exactement de la même façon, la mutation ne nous laisse aucun doute sur le possesseur, puisque le premier est suivi de la mutation douce et le second de la mutation spirante : Tad (père) > e dad ; he zad.

Comme vous l'avez pu constater ce sont des outils complètement différents des déclinaisons mais qui ont leur utilité ! Amusez-vous bien !                    

par Pythagore publié dans : Linguistique
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Jeudi 12 octobre 2006
Lorsque les questions se font de plus en plus pressantes et que les réponses sont tapies dan un coin de l’esprit, silencieuses, mais quand même présentes. Il y a fort à parier que les pistes conventionnelles ne seront d’aucun secours, qu’elles soient scientifiques, religieuses, philosophiques, littéraires ou psychologiques. Il est indubitable que toutes les explications sont à porté de main, il est tout aussi indubitable que leur absence provoquent un mal être profond et moqueur.
Quand, soudain, ce moment tant attendu éclate au grand jour comme un orage d’été ! Les choses que l’on n’aurait jamais su nommer apparaissent avec l’éclat du diamant et toute la force d’un soleil estival en plein midi. Tout paraît limpide, si limpide, par quel jeu cruel du hasard ce moment n’est-il pas arrivé plus tôt ?
Dès lors il faut en savoir plus. Cette légèreté d’un esprit allègre et enthousiaste est enivrant comme un bon vin. Etudier devient un maître mot et l’enthousiasme ne paraît connaître aucune limite. Une étrange impression de sagesse et de se sentir différent d’autrui enveloppe avec bienveillance cette petite révolution intime. Et pourtant il faut bien se rendre à l’évidence : cette étude n’est pas aisée ! Le pourquoi du comment s’emmêle avec les traditions des siècles passés et présents ainsi qu’avec la pluralité des langues qui apportent des vêtements particuliers ! C’est un fatras absolument indigeste pour l’aspirant occultiste qui ne sait plus où donner de la tête. D’autant que les couches géologiques de ce fatras s’accumulent sur plusieurs milliers si ce n’est des dizaines de milliers d’années !
De plus chacun s’emprunte des notions et l’applique à son domaine de connaissance propre. Il semble qu’il faut être philologue, métaphysicien, philosophe, mathématicien, astronome, polyglotte, et je ne sais quelles autres spécialités. Les bonnes intentions sont à juste titre malmenées et peuvent même faire l’objet d’un désintérêt complet. En outre la pratique est fastidieuse et donne pas les résultats espérés. Tout au plus arrivé-je à me contenter d’une illusion au sujet de l’aboutissement d’un travail, laquelle fit comprendre que le problème a été abordé de façon erronée !
 
Personne n’a dit que l’étude de l’astrologie, de l’alchimie, de la voyance, de la Philosophie Hermétique et des autres arts occultes était facile ! Il y a certes les chanceux qui connaissent des prédispositions à l’expérimentation de ces arts, mais ils ne font pas partie de la règle ! Ces arts ou sciences exigent de la part de l’étudiant une tout autre tournure d’esprit que celle que l’on souhaite d’eux pour des sciences conventionnelles. Par ailleurs il faut bien comprendre que l’on ne peut pas aborder la science occulte comme un autre savoir de l’histoire de l’humanité. Le chirurgien, le bourreau et le kinésithérapeute s’occupe tous les trois du corps humain mais avec des principes et une déontologie différents. La science occulte et la science orthodoxe se préoccupent toutes deux de l’univers mais par des approches différentes. L’approche de la première est pratiquement inconnue de la masse de l’humanité. Il va donc s’agir d’un travail préalable d’assouplissement de sa capacité de compréhension, au cours duquel il faudra intégrer les notions de base. Or cela paraît un millier de fois plus difficile pour un occidental que pour un asiatique en général. Pourquoi ?
 
L’Occident est différent de l’Orient à tout point de vue. Même si l’Europe peut constater l’évolution vers un standard de vie qui lui est commun, les mentalités sont séparées par un gouffre profond. L’Occident est pétri d’une Chrétienté agitée, dont l’étude et l’autorité n’appartiennent qu’à l’exclusivité d’une certaine caste, laissant la masse dans l’ignorance des réalités du dogme. Cet aspect conduit à deux réactions : ou l’observance aveugle de la foi ou le désintérêt absolu du fait religieux sans lequel tout un chacun vit tout aussi bien, préoccupé qu’il est des obligations de la vie quotidienne. L’Occident est aussi pétri de la philosophie d’un de ses pères : Aristote. Et si les sciences se sont développées à ce point dans le Ponant c’est bien grâce à lui. Il faut bien se souvenir que le maître d’Aristote n’était autre que Platon, le fondateur du Lycée (Nul n’entre ici s’il n’est géomètre). Celui-ci avait pour méthode d’analyse celle qu’il apprit de Socrate, à savoir partir des universels pour en venir aux particuliers. Aristote se sépare de son maître pour fonder un système de pensée qui part du particulier vers les universels. C’est la méthode par déduction. A partir de ce dont on dispose – de matériel donc, on remonte vers des champs d’investigation toujours plus larges. C’est en quelque sorte une révolution par rapport au maître qui pose en fait le principe d’essence de la matière, c’est à dire l’esprit ! Aristote bien que parfaitement au courant de l’enseignement de son maître décide de suivre une voie qui présente des limites d’investigation dans la compréhension générale de l’Univers. Limites qui remettent sur le tapis la validité de la position aristotélicienne avec les découvertes en physiques quantiques et en paléoanthropologie. Mais bon là n’est pas le débat ! Ce qu’il faut retenir est que l’Occident est « formaté » dans une forme de pensée liée à sa culture judéo-chrétienne et à la façon de raisonner et d’analyser son environnement.
 
Parlons d’analyse ! C’est justement un des problèmes qui freinent les occidentaux en matière de sciences occultes ! Les sciences occultes mais aussi les arts plastiques, musicaux, d’expressions corporelles ou de combats, pour ne parler que de ceux-ci, ne s’en tiennent pas à la seule analyse ou perception de la matière qui doit être modelée. Cela fonctionne un temps c’est vrai, mais il faut autre chose pour vraiment dépasser le stade de l’apprentissage et de l’application scolaire. Ce qui fera vraiment la différence, sera cette touche personnelle par laquelle l’on devient un expert, un maître dans on domaine. Cette touche c’est l’intuition ou le génie personnel (daimon pour les grecs). C’est une relation avec son soi le plus profond et le domaine impliqué, laquelle relation ne s’apprend pas. Elle se découvre et s’apprivoise. L’étude des sciences occultes force l’étudiant sincère à prendre contact avec ce caractère intuitif de son être. Elle est d’autant plus difficile à acquérir que l’Occident l’ignore presque totalement, négligeant ainsi son approche. Ce qui n’est pas le cas en Asie. Les maîtres orientaux et asiatiques n’enseignent leur art qu’en donnant le minimum d’information, l’élève devant faire un travail personnel sur les difficultés qu’il a à surmonter avec les maigres – mais mesurées – informations que le maître lui a laissé. Les orientaux sont donc éduqués de longue date sur ce principe de retour sur soi. C’est l’analyse face à la logique intuitive. Les sciences occultes tablent sur des notions immatérielles, notamment sur l’homme. La pensée dispose de ses propres règles et ne peut être abordée comme d’autres domaines classiques. La pensée dépasse le cadre de l’investigation intellectuelle conventionnelle. Cette intuition est par conséquent une forme de pensée que l’on ne peut attribuer à l’unique processus de raisonnement classique. Il y a autre chose – et cette chose fait toute la différence !
 
Pour un occultiste la pensée peut se traduire de différentes manières : la réaction émotionnelle qui tient davantage du stimulus, la pensée rationnelle construite en fonction d’éléments déterminés, la pensée imaginative ou abstraite qui ne sert pas d’éléments tangibles ou physiques, et la pensée « intuitive » dans laquelle la connaissance d’éléments divers paraît spontanée et sans explication particulière. Cette dernière forme de pensée n’est autre que l’expression de son Soi supérieur, de son Dieu personnel qui conseil et guide. Cette voie intuitive s’acquiert en travaillant régulièrement les exercices de concentration et de méditation que proposent certains enseignements traditionnels, que ce soient les arts externes ou internes (Gong-Fu, Karate, Tae Kwon Do, Kalaripayatt, Qi-gong, Tai Qi Quan, Yoga, etc). L’avantage avec les arts d’Asie est qu’ils sont progressifs dans l’évolution vers une intuition absolue (le Karate l’appelle le Sen no Sen, c'est-à-dire percevoir à l’avance toutes les intentions de l’adversaire), en Occident cette confrontation est un peu plus brutale car la personne doit l’expérimenter seule et sans guide.
L’étudiant en occultisme doit donc apprendre la non-pensée afin de sentir cette voix intérieure sourdre du plus profond de son être. L’attention, l’observation et le silence sont les clefs fondamentales vers l’initiation à une pratique occulte sérieuse. Appliquer ces notions en méditation sur un sujet quelconque est une étape importante, mais ce n’est qu’une étape.
 
L’étudiant doit lutter quotidiennement contre toutes sortes d’ennemis intimes : orgueil, jalousie, emportement, apathie, distraction, sensualité obsessionnelle, inconstance, timidité, mauvaise estime de soi, égoïsme, irréflexion, légèreté, calomnie, intolérance, violence, et bien d’autres sont toute une population démoniaque à l’assaut de son intégrité et de ses qualités. Un des premiers travaux consistera à réaliser une solide et exhaustive introspection de ses qualités et défauts, puis à déterminer quel groupe se manifeste le plus. Le temps et l’expérience apprendra à maîtriser les effets pernicieux et bienveillants de ce tableau, appelé « miroir magique ». Un autre exercice tout aussi bénéfique est celui consistant à observer le fil de ses pensées. Quelles sont-elles ? Qu’elles sont leur fréquence ? Les pensées doivent se présenter de moins en moins nombreuses au bout d’un certain temps. Réussir cet exercice pendant 10 minutes sans dévier de l’observation constitue un beau succès. Je tiens enfin à signaler que je parle d’observation des pensées et par de participation à leur édification, le but est d’être spectateur, pas acteur. C’est beaucoup moins facile qu’il ne le paraît. Il faudra penser à faire ces exercices le matin après quelques mouvements de gymnastiques, une friction du corps à l’aide d’une serviette rêche et une douche fraîche : « Mens sana in corpore sano » un esprit sain, dans un corps sain ! Le corps nécessite lui-aussi d’une discipline tout comme l’esprit, nous formons un tout ; tout donc doit être pris en considération pour tendre à un parfait équilibre ! Il n’y a pas de mystères. Cette première étape pratique couplée avec la lecture et l’enseignement d’une pratique occulte porte ses fruits en profondeur. Toutefois nombreuses seront les personnes qui ne verront rien se passer, ou qui abandonneront vite fait à cause de la discipline et de l’implication que cela exige. Et pour cause ! Cette voie est ingrate (surtout pour les impatients d’occidentaux que nous sommes), ardue et longue, très longue. Réussir à équilibrer sa structure interne peut mettre des années à s’effectuer, mais à ce moment, le changement sera radical. La personne sera toujours la même, mais avec plus de profondeur, de compréhension et de noblesse. L’étude en sera même facilitée, car la fréquence de perception des choses sera beaucoup plus élevée. Bien sûr nous ne sommes pas habitués à ce type d’entraînement sur nous-mêmes et en solitaire. Les maîtres ou guides spirituels ne peuvent pas plus pour nous que ce que nous voulons pour nous-mêmes. C'est-à-dire que nous devons nous arbitrer et nous éduquer nous-mêmes. C’est ainsi que l’on devient un maître. Quiconque recherche un maître doit abandonner cette quête. Tout au plus peut on recherche un exemple de piste. Mais un maître n’est tel que parce qu’il s’est transcendé lui-même, par à l’aide d’autrui. Le seul maître possible pour soi est soi-même. Les personnes que l’on appelle Maître le sont par eux-mêmes et ne sont que des initiés plus avancés que soi.
 
Le ton est quelque peu sévère, j’en conviens. Il était cependant nécessaire. Je vous avouerais que ma pratique a eu des hauts et des bas, tout simplement, parce que je ne comprenais pas toutes les implications de ce type d’études. Toutes les descriptions d’erreurs ou de découvertes dans cette voie ne sont d’aucune utilité tant que l’on n’en fait pas l’expérience soi-même. L’étudiant occidental ou occidentalisé doit s’attendre à une sérieuse déconfiture dans la pratique – l’érudition est une autre partie. Il ne faut surtout pas désespérer, mais s’armer de patience et se dire que la première est de loin la plus haute de toute, et qu’une fois sur l’escalier cela valait la peine de s’acharner.
 
Cherchons à renaître de nous-mêmes, de nos cendres ; cherchons le Phoenix que nous sommes !
par Woce publié dans : Hermès
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