25
Tout doit être créé selon l'influence propre à chaque lieu. Si ça ce n'est pas du darwinisme avant l'heure, je ne sais pas ce que c'est !
26
Le Créateur vit en toutes ses créatures. Il ne demeure pas dans l'une d'elles séparément, et Il ne crée pas en l'une d'elle seulement, mais Il crée en toutes. Le Créateur n'est donc pas une conscience anthropomorphe, il est une pulsion, un élan, une fréquence qui embrase l'univers tout entier. Il n'agit donc pas unilatéralement.
27
Puisqu'Il est une force toujours active, ce n'est pas suffisant pour lui d'avoir créé des êtres : il les prend aussi sous sa garde. "Il les prend sous sa garde" ne doit pas se comprendre comme de la bienveillance maternelle ou paternelle ainsi que le porterait à croire les images navrantes de la chrétienté. Il faut entendre que le créateur en raison de la loi des cycles ou Karma "suit" sa création dans un souci d'évolution inhérent à Karma. Le créateur est donc aussi une force conservatrice ou une force de dissolution selon les besoins.
28
Vois par moi le monde qui s'offre à tes yeux et considère en toi-même combien il est beau : un corps pur et incorruptible, intérieurement jeune et robuste, et dont la force ne cesse de croître. Le monde est considéré comme un organisme parfait, toujours en meilleur santé que le jour précédent. Ceci signifie que le monde est en constante évolution vers la perfection.
29
Vois aussi les sept mondes fondamentaux, formés selon un ordre éternel et qui, chacun suivant son propre cours, remplissent ensemble l'éternité. Vois la lumière est partout, mais le feu nulle part. Les 7 mondes fondamentaux sont bien entendus les mondes spirituels de plus en plus subtils au fur et à mesure qu'ils s'approchent du Dieu Unique et Inconnaissable. Chacun a sa raison, ses lois et ses cycles. Tous se fondent dans l'éternité, notre monde également. Le Feu initiateur, la cause des causes ne peut être perceptible que par la lumière qu'il émane. Le Feu n'est perceptible que par les effets qu'il produit, chaleur, lumière, combustion. Mais son principe reste à jamais inconnu.
30
Car l'amour ainsi que la fusion des contraires et des dissemblances sont devenus la lumière qui rayonne par la force révélatrice de Dieu, le Créateur de tout bien, Seigneur et prince de l'ordre entier des sept mondes. Ceci est l'explication du premier ternaire, de la trinité qui va initier les mondes en manifestation, c'est à dire le premier Logos. La force révélatrice de Dieu est la volonté, première essence (ou ici hypostase) active. L'amour est l'effet de la volonté / désir, c'est donc une force traduite par la volonté, donc passive (je tiens à signaler qu'une force est une corrélation pas une intention ! la gravité est une force ou mieux une interaction !), d'où l'origine des dissemblances et contraires. Le fruit du premier antagonisme actif / passif est la substance ou esprit révélé de Dieu qui n'était avant que latent. Première subtance, premier monde.
31
Vois la lune, qui court en avant de tous les mondes, instrument de la croissance naturelle, transformant la matière d'ici-bas. Ce principe est complètement avéré depuis l'aube de l'antiquité, même chez les Hindous et bien avant les grecs. Ceci est une allusion à la formation spécifique de l'homme sur notre globe d'évolution cosmique. La Lune a toujours eu une influence déterminante sur l'évolution de l'humanité de son prototype spirituel jusqu'à sa situation actuelle, où la Lune est déterminante surtout au sein des cycles féminins dans la menstruation et dans la procréation. Les esprits dits "lunaires" sont les hommes d'essence spirituelle qui ont achevé leur cycle d'évolution bien avant notre existence, et qui joue actuellement le rôle de guide (d'un point de vue général cela va sans dire).
32
Vois la terre au centre de l'univers, établie comme base de ce monde magnifique, nourricière et gardienne de tout ce qui vit sur elle. J'entends déjà : "les nuls ! il font du Darwin avant l'heure mais ne sont même pas fichus de savoir que le soleil est au centre du système solaire !". Et bien si ! Il le savait parfaitement et depuis des temps immémoriaux ! Mais alors pourquoi la Terre est elle au centre de l'univers. Tout simplement parce qu'il faut changer de repère ! Ce n'est pas une référence géographique mais une référence de cycle cosmique ! (Nos ancêtres étaient loin d'être stupides, il faut se visser ça dans le crâne une bonne fois pour toute). La Terre est au centre d'un cycle d'évolution (Sarôs) de 7 fois 7 cycles, lesquels durent plusieurs millions d'années. Un premier globe terrestre éthéré commence une ronde ou cycle (qui sera repétées 7 fois avant de passer à un globe d'évolution plus dense qui lui aussi passera 7 cycle d'évolution jusqu'au 7ème globe) au travers duquel il aura acquis un certain héritage d'évolution. Au commencement du deuxième globe, riche des expériences du premier dans ses 7 rondes, le globe va se densifier un peu plus pour entamer un nouveau fil d'expérience. Il cumulera au minéral l'apparition du végétal qui ne pouvait pas venir avant certaines conditions requises. Un globe passe donc 7 cycles d'évolution avant de passer à un globe qui hérite de l'expérience du précédent et qui commencera avec des attributs non seulement nouveaux mais meilleurs que le précédent. Chacun de ses globes passe par une phase de densification (jusqu'au 4ème qui est un point d'équilibre) et par une phase de retour au spirituel, qui ne se fera qu'à la fin de la èème ronde du 7ème globe.
Actuellement nous sommes sur le quatrième globe donc bien au centre de notre univers d'existence. Trois globe avant le nôtre et trois après le nôtre ! CQFD.
33
Remarque l'innombrable multitude des êtres immortels et la grande foule des mortels, et vois la lune décrire son orbite entre mortels et immortels. Ici encore est une allusion à l'origine lunaire de l'homme. La Terre est considéré comme un monde sub-lunaire enfanté de la Lune avant que ne commence la première ronde du premier globe terrestre. Car dans cette notion métaphysique toute impulsion de vie et d'évolution lié à un globe particulier, une fois que celui-ci l'a complété, part recommencer un nouveau grand cycle d'évolution dans des conditions complètement différentes. Entre la Lune et la Terre gravitent tous les êtres passés qui vont se réincarner sur Terre afin de constituer les êtres à venir.
34
Tout est plein d'âme, tous les êtres sont mus selon leur propre nature, certains dans le ciel, certains sur la terre. Ceux qui doivent être à droite ne vont pas à gauche ; Ceux qui doivent être à gauche ne vont pas à droite ; ceux qui doivent être en haut ne vont pas en bas ; ceux qui doivent être en bas ne vont pas en haut.
35
Que tous ces êtres aient été engendrés, je n'ai plus besoin de te le montrer, mon bien-aimé Hermès ; ce sont des corps, ils possèdent une âme et ils sont mus.
36
Tous ces êtres, cependant, ne peuvent former une unité sans quelqu'un qui les assemble. Il faut donc que celui-ci existe ! Et il doit être absolument unique.
37
Car, puisque les mouvements sont différents et multiples, et que les corps aussi sont dissemblables, alors qu'il y a une seule vitesse qui leur est imposée collectivement, il ne peut y avoir deux ou plusieurs créateurs. Prenez en analogie les rouages d'une montre : Si les diamètres des roues changent l'impulsion première de toutes ces roues est commune à toutes !
38
S'il y en avait plus, l'unité de l'ordre ne serait pas maintenue et la jalousie naîtrait du sujet du plus puissant. Conformément au principe d'attraction et de répulsion !
39
Suppose qu'il y ait plusieurs créateurs pour les êtres changeants et mortels, celui-ci serait pris du désir de créer aussi des êtres immortels, et de même le créateur des immortels voudrait créer aussi des êtres mortels.
40
En outre, suppose qu'il y ait deux créateurs, alors qu'il y a d'une part la matière et d'autre part l'âme, auquel des deux attribuer la création ? Et si tous deux y pourvoyaient, qui en aurait la plus grande part ?
41
Sache que tout corps vivant est composé de matière et d'âme, tant l'immortel que le mortel, tant celui qui est pourvu de raison que celui qui en est privé.
42
Tous les corps vivants sont animés. Tout ce qui est sans vie n'est que matière, tandis que l'âme seule cause la vie, demeure entre les mains du Créateur. Le Créateur des immortels est donc aussi le Créateur de la vie ; donc aussi, celui des autres êtres vivants, les mortels.
43
Comment celui qui est immortel et qui crée l'immortalité ne créerait-il pas aussi tout ce qui appartient aux vivants ?
44
Qu'il existe donc quelqu'un qui crée tout cela, c'est clair. Qu'il soit unique, c'est évident, car l'âme est une, la vie est une, la matière est une."
45
"Qui, alors, est le créateur ?"
46
"Qui, sinon le Dieu Unique ! À qui d'autre qu'à Dieu seul revient la création des êtres vivants, animés ? C'est pourquoi Dieu est unique.
47
Il y a vraiment de quoi rire : alors que tu reconnais qu'il y a un seul monde, un seul soleil, une seule lune et une seule nature divine, tu penserais que Dieu est multiple ? Les connaissances des anciens en astronomie étaient suffisamment développées pour savoir qu'il existe d'autre mondes ! Ne serait-ce que par la remarque faite en "33". Seulement ici il ne s'attache qu'à notre chaîne planétaire !
48
Donc c'est Dieu qui crée toutes choses. D'ailleurs, quoi d'étonnant à ce que Dieu crée à la fois la vie, l'âme, l'immortalité et le changement, alors que tu effectues toi-même tant d'actes différents !
49
Car tu vois, tu parles, tu entends, tu perçois les odeurs, tu goûtes, tu tâtes, tu marches, tu penses, tu respires. Ce n'est donc pas un autre qui voit, un autre qui entend, un autre encore qui parle, qui marche, qui pense et qui respire ! C'est un seul être qui fait tout cela.
50
Eh bien, les activités divines ne sont pas non plus séparables de Dieu ; car de même que tu cessais d'accomplir toutes tes activités, de même si Dieu cessait d'accomplir ses activités, il ne serait plus Dieu.
51
S'il est démontré qu'aucun être ne peut exister dans l'inactivité, à plus forte raison Dieu !
52
S'il existait réellement quelque chose que Dieu n'eût pas créé, il serait imparfait. Puisque Dieu n'est pas inactif mais, au contraire, parfait, ainsi est-Il le Créateur de toutes choses.
53
Si tu m'écoutes encore un peu, ô Hermès, tu comprendras certainement que Dieu n'a pas qu'un seul but : à savoir faire naître tout ce qui est en devenir, tout ce qui est devenu dans le passé, et tout ce qui deviendra dans l'avenir.
54
Telle est la vie, mon bien aimé. C'est cela le beau, c'est cela le bien, c'est cela Dieu.
55
Si tu veux comprendre tout ceci par ta propre expérience, vois ce qui se passe en toi quand tu veux engendrer. Toutefois, quand il s'agit de Dieu, l'acte d'engendrer n'est pas le même : Dieu, à coup sur, n'éprouve aucune joie perceptible et personne ne collabore avec lui.
56
Puisqu'Il agit entièrement seul, Il est toujours immanent dans ses œuvres et Il est lui-même ce qu'Il engendre, aussi bien créateur que création. Car si ses créatures étaient séparées de lui, elles s'effondreraient et périraient inéluctablement parce que la vie s'en serait retirée. L'univers est donc une expression de Dieu lui-même, Dieu n'est pas transcendance mais bien immanence.
57
Mais puisque tout vit et que la vie est une, Dieu est, certes, unique. D'autre part, puisque tout, dans le ciel comme sur terre, est vivant et que la vie est unique en tout, la vie créée par Dieu est elle-même Dieu ; tout vient à la vie donc par les œuvres de Dieu et la vie est l'union de l'âme et de l'esprit.
58
Quant à la mort, elle n'est pas la destruction des éléments rassemblés, mais la rupture de l'unité.
59
Ainsi l'éternité est l'image de Dieu ; le monde est l'image de l'éternité ; le soleil est l'image du monde et l'homme est l'image du soleil. Il ne s'agit bien sûr pas du soleil astronomique, c'est une allégorie pour "Soleil central spirituel" c'est à dire à l'image reflétée de Dieu.
60
Quant au changement, l'homme ordinaire l'appelle mort parce que le corps se dissout et que la vie se retire dans l'invisible.
61
Je te déclare, donc, mon bien aimé Hermès, que les êtres qui disparaissent de cette manière sont simplement transformés : chaque jour, une partie du monde passe dans l'invisible, mais nullement pour être anéantie. Quand l'eau est changée en vapeur, elle se trouve à un niveau infiniment plus subtil que son état liquide ou solide, mais on ira jamais dire qu'elle est morte !
62
C'est en ceci que réside la souffrance du monde : les rotations et les disparitions dans ce que l'on nomme la mort. Car la rotation est révolution, et la disparition est renouvellement. C'est une pensée éminemment karmique. La souffrnace de la condition humaine provient de ses réincarnations qui le conduiront à souffrir jusqu'à ce qu'il se dégage de ce cycle tel un Bouddha.
63
Le monde possède toutes les formes. Il ne les garde pas enfermées en lui-même, mais se transforme dans les formes et par les formes. Le monde est une expression géométrique avec des lois occultes bien définies. C'est le domaine des méta-mathématiques et de la méta-géométrie qu'expose Pythagore.
64
Donc puisque le monde est créé omniforme, comment alors sera son créateur ? Nous ne pouvons dire qu'il soit sans forme ! Et s'Il était, lui aussi, omniforme, Il serait semblable au monde. Mais s'Il n'avait qu'une seule forme ? Alors Il serait sous ce rapport inférieur au monde !
65
Donc que décider, Car notre conception de Dieu ne peut présenter de lacune !
66
Il n'y a qu'une seule forme propre à Dieu, une seule forme que les yeux corporels ne peuvent percevoir, une forme incorporelle, qui manifeste toutes les formes par les corps.
67
Ne t'étonne pas qu'il puisse exister une forme incorporelle : pense à la parole que tu prononces ! Il en est ainsi des peintures : on y voit les cimes des montagnes s'élever haut dans le ciel alors qu'en réalité elles sont lisses et plates.
68
Réfléchis encore plus profondément et complètement à ce que je t'ai dit : de même que l'homme ne peut vivre sans la vie, de même Dieu ne peut vivre sans créer le bien. Tel est en effet la vie et le mouvement de Dieu : accorder à tout le mouvement de la vie.
69
Certaines choses doivent être abordées avec une compréhension particulière, par exemple, ce qui suit :
70
Tout est en Dieu ; non cependant comme en un lieu déterminé, car un lieu est matériel et immobile, et ce qui occupe une place quelque part est sans mouvement ; dans l'incorporel, les choses apparaissent de toute autre façon.
71
En pensant à celui qui renferme tout en soi, comprends avant tout que rien n'est capable de circonscrire l'incorporel, et que rien n'est plus rapide ni plus puissant que lui. Il est l'incirconscrit, le plus rapide et le plus puissant.
72
Réfléchis aussi d'après toi-même ; ordonne à ton âme d'aller aux Indes, et elle y sera plus vite que tu ne l'as ordonné.
73
Ordonne-lui d'aller vers l'océan et elle y sera instantanément, non en voyageant d'un lieu à un autre, mais comme si elle s'y trouvait déjà.
74
Ordonne-lui, même de s'élever jusqu'au ciel ; elle n'aura pas besoin d'ailes pour le faire. Rien ne peut l'en empêcher, ni le feu du soleil, ni l'éther, ni la révolution du ciel, ni les corps des étoiles ; en sillonnant tous les espaces, elle s'élèvera dans son vol jusqu'au dernier corps céleste.
75
Même si tu voulais percer la voûte de l'univers et contempler ce qui est au-delà, si du moins il existe quelque chose au-delà du monde, tu peux.
76
Vois quelle puissance, quelle rapidité tu possèdes ! Et si toi, tu peux tout cela, Dieu ne le pourrait donc pas ?
77
Aussi conçois Dieu ainsi : tout ce qui est, Il le renferme en lui comme étant ses pensées : le monde, lui-même, l'univers.
78
Si tu ne peux t'égaler à Dieu, tu ne peux le comprendre : car seul le semblable comprend le semblable.
79
Croîs jusqu'à être de grandeur immense, dépasse tous les corps élève-toi au-dessus de tous les temps ; devient l'éternité. Alors tu comprendras Dieu.
80
Pénètre-toi de la pensée que rien ne t'est impossible ; considère-toi comme immortel et capable de tout comprendre, les arts, les sciences, la nature de tout ce qui vit.
81
Monte plus haut que toute hauteur, descends plus bas que toute profondeur.
82
Rassemble en toi les sensations de tout le créé : du feu et de l'eau, du sec et de l'humide, imagine que tu es partout en même temps : sur la terre, dans la mer, dans l'air ; que tu es encore incréé ; que tu es dans le sein maternel ; que tu es adolescent, vieillard ; que tu es mort et au-delà de la mort. Si tu peux embrasser tout cela à la fois dans ta conscience : temps, lieux, événements, qualités et quantités, alors tu comprendras Dieu.
83
Mais si tu gardes ton âme prisonnière dans le corps, si tu l'abaisses en disant : " je ne comprends rien, je ne suis rien, je crains la mer, je ne saurais m'élever jusqu'au ciel, je ne sais pas ce que j'ai été, ni ce que je serai", qu'as-tu à faire alors avec Dieu ? S'approcher de Dieu signifie donc s'écarter du chemin de la médiocrité autant que possible, développer la plus haute noblesse possible.
84
Car tu ne peux rien saisir par la pensée de ce qui est réellement beau bien, tant que tu aimes le corps et que tu es mauvais. Le vice suprême est de ne pas connaître le divin. C'est se complaire dans la chute de l'esprit dans la matière. Le vrai et le beau sont divins, se rapprocher d'eux est se rapprocher du divin. "Seul le semblable peut comprendre le semblable".
85
Mais être capable de connaître le divin, en avoir la volonté et le puissant espoir constitue la voie directe vers le bien, une voie facile ? Partout, durant ton voyage, tu le reconnaîtras en chemin, partout il se fera connaître à toi, même là et au moment où tu ne l'attendras point ; soit que tu veilles ou te reposes, sur l'eau ou la terre, le jour ou la nuit, quoi que tu parles où que tu te taises : car il n'est rien qu'il ne soit. Mais il faut être attentif et patient ! Souvenez-vous : "ils ont des yeux pour voir et ne voient pas !"
86
Diras-tu maintenant : " Dieu est invisible," Qui se révèle plus que Dieu ? Il a tout créé afin que tu le connaisses à travers toutes ses créatures.
87
Le magnifique, le merveilleux, c'est que Dieu se manifeste à travers toutes ses créatures.
88
Car rien n'est invisible, même parmi les incorporels ; le Noùs, l'Ame-Esprit, se révèle dans la contemplation vivante et Dieu se manifeste dans son activité créatrice. Tout ceci, ô Trimégiste, je devais te le dévoiler. Considère le reste de la même manière et tu ne t'égareras pas.
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