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Biblio Occulte

Les tarifs indiqués entre parenthèses ne sont présentés qu’à titre indicatif, de plus leur véracité ne vaut que pour la France métropolitaine

 

HELENA BLAVATSKY

1 - La clef de la Théosophie (1889) pdf / 1,243 Mo
Résumé : Publié en 1889 par Mme Blavatsky à l'intention de tous ces élèves afin qu'ils puissent apprendre et enseigner à leur tour. C'est "une exposition claire sous formes de questions et réponses, de la morale, de la science et de la pholosophie pour l'étude desquelles la Société Théosophique fut fondée". Ce livre ne contient pas un exposé complet des principes de la Théosophie mais seulement une excellente introduction et une clef pour ouvrir la porte conduisant à des études plus profondes (18,30 €).

2 - Fondements de philosophie ésotérique pdf / 345 Ko
Résumé : d’après les écrits de H.P. Blavatsky, compilé et annoté par I. H. Hoskins. Présentation des idées fondamentales de la philosophie ésotérique, ou Théosophie, à revoir à l'esprit lors de toute étude sérieuse, tel un fil d'Ariane à travers le vaste labyrinthe d'idées et de sujets exposés et traités. En appendice : conseils à un élève et petit glossaire de mots sanscrits (6,10 €).

3 - Le glossaire théosophique pdf / 2,331 Mo
Résumé : Cet ouvrage nous renseigne sur les principaux mots sanskrits, pehlvis, tibétains, pâlis, chaldéens, perses, scandinaves, hébreux, grecs, latins, cabalistiques et gnostiques ainsi que sur les thèmes de l'Occulte employés d'ordinaire dans la littérature théosophique, tels les ouvrages La Doctrine Secrète, ou Isis Dévoilée (44,20 €).

4 - Isis dévoilée pdf / 10,654 Mo
Résumés :

volume 1 : Science - « Infaillibilité » de la science moderne, phénomènes et forces, l'aveugle conduisant l'aveugle, les phénomènes psychiques, l'éther ou la lumière astrale, les phénomènes psychophysiques, les éléments, quelques mystères de la nature... (41.20 €)

volume 2 : Théologie - Les premiers chrétiens, cosmogonies orientales et annales bibliques, mystères de la cabale, les doctrines ésotériques du Bouddhisme parodiées par le Christianisme, hérésies chrétiennes primitives et sociétés secrètes... (38,10 €)

5 - La doctrine secrète pdf / 18,813 Mo
Résumé : Reconnue généralement comme le grand œuvre d'H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète souligne les principes de « la doctrine secrète des temps anciens » et demeure aujourd'hui la source la plus complète de la théosophie authentique. Basés sur les Stances de Dzyan, les quatre premiers volumes, publiés en 1888, retracent l'évolution universelle et humaine depuis le réveil de l'intelligence cosmique et le développement d'un cosmos. Le langage symbolique est interprété, permettant ainsi à l'étudiant de déchiffrer lui-même les écritures du monde. L'ensemble de l'ouvrage, complété par des discussions des grands problèmes scientifiques, a pour prémisse la divinité intérieure et la parenté de tous les êtres. Les deux derniers volumes furent publiés après la mort d'H.P. Blavatsky en 1897 et renferment divers écrits dont le Mystère de Bouddha et les instructions données par Mme Blavatsky aux étudiants de son école ésotérique.

Tome 1 : Cosmogénèse ; Tome 2 : Évolution du symbolisme ;  Tome 3 : Anthropogénèse ; Tome 4 : Symbolisme des religions ; Tome 5 : Miscellanées ; Tome 6 : Miscellanées. (24,40 € / volume)

 

CYLIANI

- Hermès Dévoilé pdf / 167 Ko
Résumé : Ouvrage traitant d'alchimie (7,98 €)


HERMES TRISMEGISTE

1 – Le Livre de Thot ou Les 15 Tablettes de Thoth pdf / 309 Ko
Résumé : « 
Je suis THOTH, l'Atlante, maître des mystères, gardien de la Mémoire ancestrale, Roi, Sage et Mage. Je suis celui qui survit d'une génération à l'autre et qui s'apprête à entrer dans la Chambre de l'Amenti pour guider ceux qui me suivront dans les souvenirs de la grande Atlantide ». Je me sers ici du premier paragraphe de la première table car je n’ai trouvé nulle part (selon mes critères de recherche) l’existence de cette œuvre qui s’avère être un autre texte absolument sublime de la philosophie hermétique. Si quelqu’un connaît les références de cet ouvrage, qu’il ait la bonté de me les communiquer. Il n’est donc disponible qu’en format pdf.

2 – Sept Traités ou Chapitres Dorés pdf / 173 Ko
Résumé : Le texte est divisé en une préface qui nous rappelle qu'Hermès est dit trois fois grand et que tout l'art d'alchimie ne procède que de l'unité. Le chapitre I semble parler de la préparation du Mercure et touche quelques mots sur les cendres. Le chapitre II traite de la confection des Soufres. Le chapitre III semble traiter de la réincrudation et du retour des cendres. Le chapitre IV cite la rouille et semble parler de l'évolution de la teinture, sous l'action du Mercure. Le chapitre V touche quelques mots du corbeau et de la nécessaire blancheur qui s'ensuit, à savoir que la putréfaction est la solution de la conjonction. Le chapitre VI évoque le vase de nature ou maison de verre. Le chapitre VII traite - si l'on peut dire - des fruits de l'arbre solaire et de leur cuisson qui produit la teinture de la Pierre.

3 - Tabula Smaragdina ou Table d'émeraude pdf / 35 Ko
Résumé : Texte très court qui synthétise la philosophie hermétique.


INCONNU

 
1 - La Pierre Aqueuse de Sagesse ou l'Aquarium des Sages pdf / 675 Ko
Résumé : Opuscule chimique tel qu'on n'en a pas encore vu, dans lequel est montrée la Voie, nommée la Matière et décrit le Procédé pour parvenir à la Teinture Universelle. L'auteur de l'Aquarium des Sages serait, d'après la notice que lui consacra, en 1906, John Ferguson dans sa Bibliotheca Chemica, un certain Johann Ambrosius Siebmacher qui vécut au début du XVIIe siècle à Nuremberg et à Augsbourg, mais rien ne permet de l'affirmer. Conformément à sa volonté, son anonymat a été gardé mais le poids de ses paroles prouve sa haute naissance. (27,44 €).

 EYRENEE PHILALETHE

1 - Règles du Philathète pour se conduire dans l'Oeuvre Hermétique (Editions Arché Milano 1979 24 pages) pdf / 68 Ko
Résumé : Vraiment pas facile à trouver et je n'ai pas encore de résumé. quoiqu'il en soit la librairie qui le commercialise est "Librairie l'Etoile du Mage -13000 Marseille, France - 33+ 04 91 256 638" (édition mentionnée à 5,50 € neuf ou à 30 € pour l'édition Génova, Phoenix, 1979, 1 vol. in12 broché  en vente chez "Librairie L'Oiseau Livre Paris, France - 01 43 70 93 77") Ces renseignements ont été mis à jour au 28 août 2006.


RAWN CLARK

Rawn Clark est un étudiant (plutôt avancé) de l'enseignement de Franz Bardon, il a à son actif une production conséquente de renseignements et de documents très utiles. Son site mérite une visite approfondie d'autant qu'il est traduit en français ! www.abardoncompanion.com

 1 - Un compagnon dans l'étude de Franz Bardon pdf / 1 272 Ko
Résumé : A Bardon Companion est né de la demande pressante faite à l'auteur de publier les réponses pertinentes et éclairées qu'il apporta au fil des mois sur un forum Internet consacré à l'Œuvre de Franz Bardon. Bien que réticent — car ne trouvant rien à ajouter — Rawn Clark réorganisa les questions les plus fréquemment posées en y accolant ses réponses et commentaires. Un nouvel ouvrage pour une plus large compréhension et une meilleure mise en pratique de l’œuvre de Franz Bardon. (cet ouvrage devrait paraître cette année en France. Il est à 34,50 $ sur Amazon.com en anglais soit 26,90 €).


CHARLES WEBSTER LEADBEATER

1 - Les aides invisibles pdf / 403 Ko
Résumé : Cet ouvrage expose, avec exemples à l'appui, l'aide qui est apportée tant aux vivants qu'aux décédés, par des êtres qui vivent sur d'autres plans, comme les anges, mais aussi par des humains pendant leur sommeil. Les « morts » veillent aussi sur ceux qu'ils ont aimés et les protègent. L'auteur, clairvoyant, relate un certain nombre de cas dont il a été témoin. (12,70 €).

 

Texte Libre

Samedi 27 janvier 2007

Depuis maintenant bien des siècles, les textes sacrés, quel que soit le dogme et les civilisations dont ils sont les supports, ont surtout engendré des murs d’incompréhension, des fleuves de sang et des chefs-d’œuvre d’illusion. Pourtant ces textes n’ont jamais connu de « baisse de popularité » malgré les effets désastreux qu’ils ont eu sur les hommes dans l’histoire. Toutefois l’inverse est tout aussi vérace : ils ont inspiré des hommes et les ont conduit à cultiver les aspects les plus nobles de la nature humaine. Ces textes affectent chacun : les personnes les plus doctes, comme les plus simples, les profondément croyants, tout comme les sceptiques acharnés. Il faut donc une raison bien particulière pour occasionner tant de remue-ménage, mais jusqu’à maintenant rien ni personne n’a pu faire place nette. Que faut-il y comprendre ?

Les textes sacrés ont la détestable singularité de mêler des « fables » tout à fait captivantes, des éléments de profonde sagesse et des contradictions doublées d’absurdités que l’on ne sait pas par quel bout saisir. A ce sujet, ce qui est sûr est que si les rédacteurs ont traité des thèmes d’une grande sagesse, ils n’ont pas pu y parsemer des « absurdités » dues à un manque de connaissances. Ou l’on fait preuve de sagacité et de subtilité en continu, ou l’on a des lacunes et l’on agit en fonction. C’est ce que l’honnêteté recommanderait. Or, et c’est mon avis personnel, je ne crois pas les « rédacteurs » originaux aient souhaité travestir quoi que ce soit. Et encore il faut moduler ces propos, car les fondateurs de courants religieux n’ont jamais écrit eux-mêmes. Ce sont leurs disciples, parfois bien des siècles plus tard, qui se sont fait le devoir de compiler l’enseignement du maître. C’est déjà là le premier signe de corruption. Les enseignements sont au départ une transmission orale et allégorique. Par conséquent selon le degré d’étude du disciple et sa proximité avec le maître dans le temps, la compréhension des allégories est plus ou moins parfaite et leur transcription souffre de ces vicissitudes.

La deuxième barrière à la compréhension des textes sacrés est l’institutionnalisation des préceptes sous forme de dogme par l’intermédiaire d’une structure ecclésiastique. Celle-ci coordonne les interprétations suivant sa vision propre, qu’elle soit la plus répandue ou pas (la majorité n’a jamais eu le monopole de la vérité – sans quoi le monde baignerait dans le bonheur). C’est un aspect de subjectivité imposée. Car comme il a été dit plus haut l’interprétation qui est faite de l’enseignement du maître est corrompue par le temps et par le degré d’étude des disciples. La structure ecclésiastique est donc doublement engagée dans la responsabilité de compréhension : dans un premier temps les hautes instances se doivent en toute sincérité d’être les plus aptes à maîtriser les préceptes du maître. Dans un second temps à s’entourer de personnes toutes aussi fiables qu’elles-mêmes afin de véhiculer les préceptes de la façon la plus exacte qui soit. Or le problème avec le fait religieux, bouddhisme inclus (même s’il n’est pas une religion), est qu’il n’embrasse pas uniquement des spécialistes en philosophie, métaphysique et théologie. Il attire à lui toutes les couches de population qui constituent une société. Dès lors la perception des préceptes est encore plus malmenée, et il faut faire des raccourcis afin de rendre les préceptes plus accessibles. Ceci signifiant qu’il y a au moins trois perceptions des préceptes originaux. Celle du maître, celle du disciple et celle des commentateurs ou héritiers des disciples. A ce stade les conflits d’intérêts entre courants de pensée se mutant en religion et la légitimité de l’exercice du pouvoir sur une communauté d’hommes, achève la corruption des enseignements originels. L’autorité religieuse se montre donc juge et victime de la situation à laquelle elle concourt. Et si elle n’est pas assez forte pour résister aux influences du pouvoir séculier, elle devient parjure de ce pour quoi elle existe, affichant le visage de l’imposture sous plusieurs masques – les différentes doctrines déviées de la souche originelle. C’est pourquoi l’on fait la distinction entre la compréhension exotérique et ésotérique des textes.

La troisième barrière se situe au niveau de la population. La disparité des connaissances, la trop grande distance entre la réalité des enseignements et ce qui est perçu déforment et accentuent encore plus la difficulté initiale. En conséquence il semble que ces textes ne sont pas forcément à la portée de tous, quand bien même elle se veut universelle. Voici un exemple bien connu et toujours très mal interprété, relatif à l’une des paroles de l’homme Jésus (appellation qui se veut neutre, sans parti pris). Il s’agit de l’entrée dans le royaume de Dieu ou du Père qu’il faut aborder comme un petit enfant ou comme un simple d’esprit. Prise dans son sens littéral cette idée n’a pas vraiment de sens, même en spéculant sur l’idée d’innocence infantile. Etre simple d’esprit ne signifie pas non plus que seuls les idiots et les crétins auront droit de citer auprès du Père éternel. Si l’homme Jésus est capable de s’adresser à la foule ou à quiconque sous forme d’allégories et de paraboles, c’est qu’il avait une grande érudition. Qui peut se targuer d’en faire autant aujourd’hui ? Les mots qu’il employait n’étaient donc ni des hasards ni des « absurdités ». Ainsi si l’on accepte « petit enfant » dans le sens connu de tous les courants de pensée de l’époque, à savoir la renaissance spirituelle d’un homme par l’initiation, l’assertion prend un sens beaucoup plus limpide. La renaissance est associée à l’idée de prime jeunesse, de petite enfance. Par conséquent accéder au royaume de Dieu nécessite une initiation : c’est-à-dire un renoncement – une mort symbolique de ce qu’un homme était auparavant pour naître à nouveau, tout rempli d’une seconde jeunesse, mais spirituelle. Nous sommes alors en présence d’un aspect de l’enseignement de Jésus que l’Eglise a toujours passé sous silence : son message n’a jamais été œcuménique. Il a toujours été adressé à qui pouvait l’entendre et surtout à qui était en mesure de le comprendre. Quant aux motivations des Pères de l’Eglise pour faire taire ceci, je n’ai pas les capacités d’y répondre.

Pour en revenir aux simples d’esprit pour lesquels le royaume de Dieu est ouvert, il est évident que l’accès n’est pas dépendant des facultés intellectuelles des uns et des autres. Cela signifierait en outre que toutes les personnes qui font preuve d’un minimum d’érudition serait écartées des faveurs de l’Eternel ; même s’il est dit que les gens érudits, prompts à de savantes gymnastiques intellectuelles ne sont pas à même d’y pénétrer. Quel en est donc le sens ? Certainement pas celui de l’Eglise qui présente cette simplicité comme un état résigné et infantile. Une image d’Epinal absolument grotesque qui ne reflète aucune réalité, même philosophique. L’homme adulte, même sans études spécifiques ne peut décemment pas adopter ce type de comportement sous peine de n’avoir jamais réfléchi par soi-même, donc douté au moins une fois – à moins que la terreur de se trouver seul face à soi-même soit suffisamment importante pour se contenter de toute certitude, fût-elle saugrenue. Non. La simplicité fait plutôt référence à l’unité intrinsèque que ce terme évoque et à celle évoquée également en alchimie. Toute érudition mise à part, c’est plutôt l’uniformité de conscience qui joue un rôle prépondérant. Pour tâcher d’être plus explicite, la simplicité de conscience relate davantage de la constance en soi que de la modération intellectuelle. Dès lors le sens de la phrase prend une toute autre portée : le royaume de Dieu est ouvert à ceux dont la constance d’esprit est la plus grande, la moins perturbée d’éléments contradictoires et matériels, par conséquent à ceux dont le mental est le plus stable, le plus simple, le plus unitaire. Ceci exclut de fait toutes les personnes expertes en savantes gymnastiques intellectuelles, sachant mener la chèvre et le chou dans les méandres d’une morale dont l’étendue n’a d’égal que celle de ses « démons intérieurs ». Cette faculté d’unité d’esprit ou à proprement parler d’unité de mental ne peut s’obtenir qu’à travers les exercices des différents degrés d’initiation que l’on soit instruit ou non. C’est un effort de soi-même sur soi-même, une certaine distanciation, une prise de conscience qui va au-delà de la culture que l’on peut acquérir dans les études, même si cela y contribue pour une bonne part dans nos sociétés occidentales. Les moines tibétains ou les ascètes de l’Inde, pour ne citer qu’eux, ne brillent pas autant que les plus beaux esprits de nos sociétés, mais ils ont l’avantage de connaître une force intérieure et une intensité de conscience que ceux-là n’auront probablement jamais. Rien d’étonnant par conséquent à ce que leur orgueil se refuse à accepter des aptitudes qui leur font défaut malgré toute leur science.

Les deux exemples que je viens d’expliquer ne représentent que la partie visible de l’iceberg. Tous les textes ont au moins trois entrées d’interprétation possible. En tant que paraboles, allégories ou fables, ces textes peuvent être perçus comme des tableaux dont les clefs d’analyse dépendent des canons d’exécution du courant auquel ils appartiennent. Il y a donc une entrée anthropologique, une entrée numérique et une astronomique. Ces clefs sont applicables partout dans la Bible, cependant le néophyte subodorera plus facilement la première dans la genèse, la deuxième hélas dans toute la Bible … en hébreux et la troisième dans l’apocalypse selon Saint Jean, qui n’en a jamais écrit une seule ligne et qui n’en est pas vraiment une, du moins pas une fin du monde telle que l’on se l’imagine habituellement. Les autres traditions de textes sacrés antérieurs à la Bible actuelle dans ses différentes traductions, possèdent des clefs plus nombreuses encore et ne sont pas prêtes d’être découvertes par les orientalistes. Leur accès est en effet si confus, si dénué de logique que seul un initié saura dégagé le vrai du faux à l’aide de son fil d’Ariane, et donc se frayer un chemin dans ce labyrinthe. Mais cette connaissance les orientalistes ne l‘ont pas.

Un exemple de cette complexité se trouve dans la mythologie greco-romaine. Monsieur et madame tout-le-monde n’y voient que des fables rocambolesques, des divinités libidineuses, si ce n’est déviantes – un monceau d’histoires issues de cerveaux de poètes torturés. C’est en condamnant par le bon sens que les non-spécialistes omettent justement son application critique. Ces deux cultures ont engendré nos cultures en législation, en art, en science et en pensée, et dont les contemporains sont encore étudiés à l’heure où j’écris ces lignes. Et l’on voudrait croire que leurs mythes ne sont qu’un fatras d’inepties dont on ne peut tirer quelque chose que si l’on est un peu tortueux soi-même – pauvres mythologues ! Bien évidemment non. Les prêtres de l’époque connaissaient les clefs d’analyse (cf. deuxième moitié de l’article « De la phallophilie dans la science » sur l’explication du thème du Minotaure) dont ils ne délivraient qu’une partie durant les « mystères » et qui n’étaient pas connus de la population ignorante. Pour donner un avant-goût de la complexité de leur système, il faut savoir que les dieux étaient considérés de sept façons différentes. Ils représentaient les noumènes des pouvoirs intelligents de la nature, c’est-à-dire les principes métaphysiques d’agencement de la nature / cosmos ; représentaient des forces cosmiques, c’est-à-dire les agents intermédiaires entre les principes et leurs effets ; représentaient des corps célestes ou des dieux (anges), c’est-à-dire l’expression substantielle et hiérarchique de l’aspect absolu du divin ; représentaient des pouvoirs psychiques et spirituels ; représentaient des rois divins sur Terre, ou incarnation des dieux (cf. guerre de Troie) ; et représentaient enfin des héros ou hommes terrestres. Rien que dans ces sept aspects nous retrouvons les trois clefs bibliques. Même la clef numérique ! Car pour l’origine grecque de ces mythes, il ne faut pas oublier que les chiffres grecs s’écrivaient avec les lettres !

 

On ne peut espérer comprendre les textes sacrés sans posséder leurs clefs. Les étudier à la faible lueur de l’analyse littéraire, philosophique, archéologique, philologique et voire théologique, ne donnera rien d’autre que ce qui se passe aujourd’hui : de l’incompréhension. Je me permets une petite explication sur l’étude théologique des textes sacrés : la théologie est par nature l’étude selon un dogme institué d’un enseignement métaphysique. Elle se trouve par conséquent confrontée à une observation conditionnée de tout autre enseignement métaphysique, de peur de mettre à mal son propre système. La théologie n’est donc absolument pas objective.

Revenons à nos moutons. Tous les textes sacrés sont des compilations, des florilèges de traditions métaphysiques orales ou écrites des disciples ou courants de pensée issus du contact d’un grand instructeur pour ne pas dire prophète. Les évangiles sont des morceaux choisis parce qu’ils étaient soit-disant représentatifs, les autres étant alors déclarés apocryphes. Le Coran, n’échappe pas à la règle, ni le Mahabharata hindou, ni les autres textes fondamentaux. Ils ne sont que des supports qui doivent permettre à l’homme de réfléchir par lui-même, d’étudier par lui-même les aspects occultes (cachés), métaphysiques ou simplement psychiques de sa nature : « Homme connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ». Oublier cet aspect fondamental c’est conduire aux troubles religieux et dogmatiques que l’histoire connaît depuis bien longtemps. Si ces textes s’adressent bien à l’humanité, ils s’adresse en particulier à ceux qui souhaitent les étudier sincèrement, à ceux qui vont en tout premier lieu faire fi du filtre culturel que chaque civilisation pose pour contempler la Vérité.

Par Pythagore - Publié dans : Hermès
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